Le point

10 mars 2008

  • Maison: 9 jours après le dégât d’eau, les inspecteurs, évaluateurs, estimateurs et autres experts « pré-action » ont fini de faire plusieurs fois le tour de ma maison. Les travaux ont pu commencer. Le plus pénible, ce n’est pas le dégât lui-même, c’est la négociation avec les assurances.
  • Anniversaire: Je frôle la trentaine. Bof, j’ai déjà des rides et des cheveux blancs. Belle occasion, par contre, pour me doter d’un iPod Touch. Je plonge enfin véritablement dans l’univers du Web mobile!
  • Emploi: Pas de niaisage! J’ai un nouvel emploi! Je suis désormais architecte de l’information chez Nurun. Meilleure fonction, meilleures conditions, meilleure vision d’entreprise, meilleurs défis… Bref, je suis content! Merci à tous ceux qui se sont préoccupés de mon sort!

Une vieille habitude

19 février 2008

Eh oui! Me voilà de retour sur le marché des chercheurs d’emploi! Je compte bien ne pas trop faire durer le plaisir.

Je recherche donc un employeur fonceur, passionné, dynamique, ouvert, gentil, qui ne bave pas et qui ne perd pas trop son poil. ;-) Si vous vous reconnaissez, vous savez où me trouver. J’aime beaucoup découvrir de nouvelles personnes!

Sinon, j’apprécierais que vous passiez le mot!

Je suis également ouvert à la pige.

LA fusion

4 février 2008

Pour ceux qui ne le savent pas, Microsoft a déposé vendredi dernier une offre d’achat non solicitée de Yahoo. Tout le monde en parle. Eh bien, moi aussi. Tant qu’à laisser un commentaire fleuve sur le billet de Jonathan, j’ai décidé d’en faire une billet.

Oui, Google détient la majorité des parts de marché de la recherche sur le Web. Possiblement trop. Cependant, Google, c’est plus que de la recherche. Beaucoup plus!

Le véritable problème, étrangement, c’est que Microsoft aussi. Elle a déjà une emprise malsaine sur les postes de travail à travers le monde et tente depuis plusieurs années de conquérir Internet à grand coup de technologies propriétaires. Heureusement, jusqu’à maintenant, elle a eu peu de succès. Ou, du moins, pas autant qu’elle aurait espéré. Des joueurs comme Google et Yahoo ont réussi (dans une certaine mesure, on s’entend) à faire valoir davantage les valeurs du Web que sont la collaboration, le partage et l’ouverture.

Pour ne donner qu’un seul exemple, Yahoo est la plus grande utilisatrice de PHP, un langage libre et ouvert qui est un des principaux concurrents de la plateforme de développement .Net de Microsoft. Que pensez-vous que fera Microsoft? Au mieux, elle entretiendra une concurrence factice pour justifier le développement de leur propre technologie.

Par malchance, la pionnière du Web qu’est Yahoo s’est retrouvée avec, disons, certains problèmes de gestion interne, d’absence de vision porteuse. Il n’en reste pas moins que Yahoo est une boîte immensément talentueuse et innovatrice.

Ma crainte est que Microsoft tue involontairement (ou même volontairement) cet «esprit du Web» chez les gens de Yahoo. Déjà, plusieurs se rebellent à l’interne.

Personnellement, je suis tout à fait d’accord qu’il est souhaitable que plus d’un géant se séparent les parts de marché du Web. C’est, en quelque sorte, une assurance pour les centaines de millions d’utilisateurs. Mais, je préfèrerais qu’il y en ait justement plus de deux. En effet, cette fusion entrainerait une polarisation des visions du Web qui, au bout du compte, ne résulterait qu’en un seul gagnant. Qui? Ça reste à voir. Mais je parierais sur Google.

Ainsi, qu’on craigne ou non Google, qu’on admire ou déteste Microsoft, je crois que rien de bon ne sortirait de cette fusion.

L’entreprise 2.0

2 février 2008

Je dédie ce billet à mon patron, peu importe qui c’est au moment où il lit ces lignes. ;-)

Note: Ce billet a été rédigé dans le cadre du cours e-marketing et CRM (contribution no 1). Même si vous ne suivez pas ce cours, ne vous empêchez pas de le lire, car il est tout à fait dans la lignée du contenu habituel de mon blogue.

Ces deux billets de Claude Malaison résument bien à quel point l’entreprise est en mutation:

Andrew McAfee est-il le messie de l’Entreprise 2.0 ???
Andrew McAfee est-il le messie…(suite et fin)

Les générations issues de la société de l’information ont des valeurs beaucoup moins compétitives.

Ces derniers se foutent bien de la «culture d’entreprise». Ils sont mobiles et veulent non seulement une qualité de vie mais aussi une qualité de travail.

Les entreprises devront s’ajuster et changer les relations d’autorité, créer des structures plus souples, horizontales et collaboratives.

Je me reconnais énormément dans cette vision de l’entreprise. Je me considère comme un «vieux» représentant de la génération Y. Je suis parfaitement conscient des barrières que je peux rencontrer, mais je tente d’assumer pleinement la responsabilité de les franchir.

Note: Ce billet a été rédigé dans le cadre du cours e-marketing et CRM (commentaire no 1). Même si vous ne suivez pas ce cours, vous êtes cordialement invité à lire ce billet tout à fait dans la lignée du contenu habituel de mon blogue.

La venue d’Internet a changé le monde. Il est même difficile d’en mesurer toute l’ampleur. L’information circule plus librement et, par le fait même, est devenue beaucoup plus accessible; les limites de la créativité se sont grandement élargies comme les possibilités de collaboration; de nouvelles formes de communications sont apparues et d’autres tendent à diminuer d’importance; les interactions entre individus et organisations sont en pleine mutation et, bien sûr, les opportunités d’affaires se sont multipliées.

Par contre, la venue d’Internet n’a pas tout changé. Les humains sont restés humains. Nous n’avons pas changé nos habitudes du jour au lendemain seulement parce que de nouvelles possibilités sont apparues. Notre besoin de concret, de contact humain, de toucher, de sentir, de voir de nos propres yeux sont toujours présents. De même, pour les organisations, toute structure ou méthode éprouvée n’est pas à rejeter du revers de la main.

En fait, la progression d’Internet fut tellement fulgurante qu’elle a dépassé la capacité d’adaptation de la société. Mais, il ne faut pas nier non plus que la société a évolué et qu’elle évolue constamment. J’oserais même dire qu’elle évolue plus rapidement que jamais.

Ainsi, les entreprises doivent impérativement ajuster leurs stratégies, tout en restant prudentes et réalistes. Contrairement à ce qu’on pourrait le croire, Internet rend les affaires de plus en plus proche de l’humain. Ceci dit, il est loin d’être aisé, pour les gestionnaires d’aujourd’hui, de rester à jour face à ces nouvelles réalités et, surtout, aux changements continuels.

Le double pari d’Apple

29 janvier 2008

Déjà deux semaines d’écoulées. Je voulais bien prendre le pouls des experts comme de la population en général concernant cette nouvelle avant de me fixer. Apple a misé gros. Encore une fois, l’équipe de Steve Jobs est allé au-delà de la tendance, pour ne pas dire qu’elle crée la tendance. Est-ce que le monde est prêt?

Je parle de l’arrivée du MacBook Air, bien sûr. Mais, ce petit appareil, merveille de design et d’ingénierie, n’est pas la révolution en soi. Plusieurs ont d’ailleurs critiqué la faible puissance de la machine. Ce qui est vraiment remarquable, à mon sens, tient à deux décisions bien précises qui expliquent les spécifications de cet ordinateur portable ultra-mince: le tout-branché et le tout-sans-fil.

Ainsi, le plus grand progrès se trouve dans l’absence de certaines caractéristiques. Si on pousse l’analyse, on découvre que cela fait bien du sens.

Devant la fulgurante évolution des applications et des services en ligne, on peut se demander à quoi bon posséder une machine puissante? Nous avons de moins en moins besoin de logiciels sur notre poste de travail car tout est disponible sur Internet.

De même, il est toujours plus facile d’avoir accès à un réseau sans fil, souvent gratuitement. L’Internet ambiant est une réalité de plus en plus présente.

Donc, le MacBook Air n’est que l’aboutissement de la prise de conscience de ces deux phénomènes. Ce qui est fantastique, c’est d’avoir osé retirer des fonctionnalités alors que tous les autres fabriquants essaient d’en rajouter.

Ceci dit, cette machine n’est pas parfaite. Ma principale déception est son prix. Je crois, par contre, que les choix technologiques sont tout à fait adéquats.

Reste à voir si les consommateurs vont suivre. Moi, j’en veux un!

En tant que défenseur des droits des utilisateurs, je suis constamment partagé entre le vif intérêt que j’éprouve pour les avancées technologiques, communicationnelles et sociales vers lesquelles nous nous dirigeons à toute allure et le possible danger que tout dérape. Notamment, les possibilités du partage de données et du Web ambiant sont à la fois fantastiques et risquées: disparition de la vie privée, dépendance à la technologie, aux données, à certaines organisations…

Ce vidéo d’anticipation, bien qu’un peu alarmiste, illustre de façon intéressante ce futur «possible»:


Life 2.0
envoyé par manukeo

Bien qu’un peu inquiet, je suis optimiste quant à la capacité de l’être humain de se prendre en mains et à ne pas tomber dans ces pièges. Il n’y a qu’à considérer l’ensemble des mouvements qui apparaissent partout autour du monde afin d’aider son prochain, de surveiller les abus et d’améliorer le monde pour se remonter le moral et reprendre confiance:

Les bancs d’école

28 janvier 2008

Je viens de débuter, cet hiver, un DESS en affaires électroniques à l’Université Laval. Bien qu’ayant quelques années d’expérience, je me disais que ça ne causerait pas de tort d’approfondir mes connaissances. Il ne faut pas le nier, je considère que c’est également une démarche qui vise à acquérir une plus grande reconnaissance professionnelle de la part des employeurs et clients.

Le hic, c’est qu’il faut travailler fichtrement fort pour obtenir ce bout de papier! ;-) Mais j’ai bien l’intention d’en profiter pour m’amuser. Ainsi, je vise de prendre ce que je peux prendre et de donner ce que je peux donner (là, je ne parle pas de l’augmentation des frais de scolarité). C’est ça l’esprit du Web, non: l’échange, l’interactivité, la communauté.

Vous verrez apparaître sur ce blogue des billets rédigés dans le cadre de mon cours sur le e-marketing. Si ça vous intéresse, j’ai créé un fil qui regroupera uniquement ces billets.

Quoi!? Vous ne le saviez pas!? Aujourd’hui, c’est le Data Privacy Day!

Il y a un an jour pour jour, le Conseil de l’Europe avait organisé la première journée mondiale de la protection des données privées après avoir constaté qu’une grande proportion de la population n’était pas vraiment consciente des dangers auxquels on pouvait facilement s’exposer et de l’utilisation qui était faite de ces données.

Cette année, les États-Unis et le Canada joignent les 27 pays membres du Conseil de l’Europe pour souligner l’importance de se pencher sur ces questions et d’en informer la population. Plusieurs grandes entreprises du Web dont Google (on soigne son image) et Microsoft sont des partenaires de cette journée.

En cette ère du partage de données, il est plus que nécessaire d’être au courant de ses droits et de ses protections en matière de vie privée. Par contre, malgré les possibles dangers à surveiller, les opportunités que nous procurera une plus grande «portabilité» de ces données sont vraiment intéressantes!

Livrel

17 janvier 2008

Depuis plusieurs mois déjà, mon ami Hugo et moi entretenons une discussion des plus intéressantes sur l’impact de la révolution numérique et de la venue de la société de l’information sur les droits d’auteur. Suite à la dégringolade de l’industrie du disque, nous nous sommes penchés sur la possible répétition du phénomène à l’endroit du monde du livre. Avant même la fameuse sortie du Kindle d’Amazon, Hugo était plutôt sceptique quant à une éventuelle adoption d’un quelconque format de livrel (livre électronique) par le grand public. De mon côté, j’y vois une fin inévitable.

Voilà qu’une citation récente de Steve Jobs a relancé notre débat.

Hugo

Monsieur Jobs est encore plus pessimiste que moi quant à l’avenir du livrel:

Today he had a wide range of observations on the industry, including the Amazon Kindle book reader, which he said would go nowhere largely because Americans have stopped reading.

“It doesn’t matter how good or bad the product is, the fact is that people don’t read anymore,” he said. “Forty percent of the people in the U.S. read one book or less last year. The whole conception is flawed at the top because people don’t read anymore.”

http://bits.blogs.nytimes.com/2008/01/15/the-passion-of-steve-jobs/

Ceci dit, je ne suis pas sûr que la statistique dont il se sert soit si pertinente que ça:

  1. 40% de la population américaine qui a lu un livre ou moins en 2007, est-ce une diminution ou une augmentation? Y a-t-il déjà eu dans l’histoire plus de 60% de lecteurs dans la population au grand complet?
  2. Quel créneau vise Amazon avec le Kindle? La population au grand complet, ou une minorité éduquée et financièrement à l’aise?

Simon

Et lire, ce n’est pas seulement lire des livres. Que fait-on de la translitteratie?

On lit plus que jamais!

J’aimerais bien savoir ce que Jobs pense du succès d’Amazon. Un soubresaut historique?

Je ne crois pas à la disparition du livre en tant que support car, contrairement à la musique, la naissance de la lecture est directement liée à son support, lequel est ancré dans les mœurs depuis des millénaires. Pas opposition, la musique sur support a une centaine d’années seulement. Cependant, on ne peut plus nier l’indépendance qu’a acquise l’écriture vis-à-vis le papier. La progression du sans-fil, le perfectionnement des interfaces, la prolifération des terminaux mobiles, l’amélioration des écrans va amener inévitablement, mais lentement, les lecteurs à délaisser le papier. Le livre comme objet de plaisir va rester. Mais, le livre comme source d’information est en déclin. Il ne faut pas oublier qu’il ne s’est jamais publié autant de texte qu’en ce moment et qu’une très grande proportion de ces textes ne se retrouvera jamais sur du papier.

Hugo

On est d’accord sur un point: à la limite, ce n’est pas la lecture mais le livre qui recule (ou qui stagne) face à la multiplication des canaux de diffusion d’information.

Je ne suis pas certain pour autant que le recul du papier va être intégral et inéluctable. À mon avis, le papier va demeurer prépondérant pour certaines applications, comme la lecture de textes longs (notamment pour le divertissement). Et puis, peut-être qu’un jour les nouveaux dispositifs d’affichage, comme l’E Ink du Kindle, vont avoir suffisamment maturé et évolué pour constituer une réelle alternative au papier, mais en attendant, la plupart des sites de quotidiens ou de publications spécialisés ajoutent des boutons «imprimer» à leurs articles, ergonomie oblige…

Je ne suis pas certain non plus que le modèle radicalement DRM-isé d’Amazon (et des autres diffuseurs) va demeurer la norme, à long terme. L’un des intérêts du livre, au-delà de sa portabilité, c’est sa partageabilité — caractéristique essentielle au phénomène profondément humain du partage de la connaissance et de l’expérience. Information wants to be free. Sans oublier que la partageabilité est profitable dans la mesure où elle accroît la visibilité des auteurs et des éditeurs (cf. la découverte de nouveaux groupes de musique via le téléchargement).

Et tout ça, c’est sans compter, comme tu le soulignes, le côté «anthopologique», voire folklorique, du livre en tant qu’objet. Si on fabrique encore des 33 tours en vinyle pour les amateurs, on va bien continuer à imprimer des livres pendant quelques décennies aussi… Surtout si les lecteurs «vieille école» (j’allais écrire «luddites») comme moi persistent dans leur refus de la lecture électronique. La qualité de l’expérience de la lecture (au sens UxD du terme) tient bien entendu surtout au texte (ce qui est transmis) mais aussi en partie au livre (le vecteur de transmission). À preuve, on préfère généralement les éditions cartonnées aux éditions de poche, ne serait-ce que pour le poids de l’objet, la qualité de son papier et de sa colle, la souplesse de sa reliure… De la même façon que la plupart des gens préfèrent payer plus cher pour voir un film au cinéma que l’attendre sur DVD (ou même que le télécharger gratos). L’expérience est difficilement remplaçable.

Simon

On est d’accord sur plusieurs points:

  • Ce n’est pas la lecture qui recule, mais le livre
  • La multiplication des canaux de diffusion et d’information en est une des principales causes
  • Ce n’est pas la fin du papier, de par ses aspects culturels et expérientiels
  • La technologie qui remplacera le livre au niveau de l’expérience utilisateur n’existe pas encore (le Kindle est à chier!)
  • D’importants changements sociaux (par ailleurs inévitables), notamment en lien avec la question des droits d’auteurs et donc de la partageabilité, sont conditionnels au succès du livrel ou de tout autre principe de distribution numérique des livres (foutus DRM!)

Finalement, notre principal point de désaccord est au niveau de la rapidité du phénomène.

Qu’en pensez-vous?