J’ai eu droit à un public curieux et ouvert, hier matin, lors de ma conférence. En effet, ces intervenants en employabilité m’ont posé beaucoup de questions afin de mieux comprendre comment cette nouvelle réalité influence le marché du travail et aussi comment ils peuvent mieux accompagner leurs clients à s’adapter à tout ceci. On m’a même demandé de prolongé l’échange au-delà des heures prévues! Merci beaucoup de votre participation et de votre intérêt!

Cette conférence avait lieu dans le cadre du colloque annuel du RQuODE (Réseau québécois des organismes en développement de l’employabilité).

Voici le document de présentation:

En tant que défenseur des droits des utilisateurs, je suis constamment partagé entre le vif intérêt que j’éprouve pour les avancées technologiques, communicationnelles et sociales vers lesquelles nous nous dirigeons à toute allure et le possible danger que tout dérape. Notamment, les possibilités du partage de données et du Web ambiant sont à la fois fantastiques et risquées: disparition de la vie privée, dépendance à la technologie, aux données, à certaines organisations…

Ce vidéo d’anticipation, bien qu’un peu alarmiste, illustre de façon intéressante ce futur «possible»:


Life 2.0
envoyé par manukeo

Bien qu’un peu inquiet, je suis optimiste quant à la capacité de l’être humain de se prendre en mains et à ne pas tomber dans ces pièges. Il n’y a qu’à considérer l’ensemble des mouvements qui apparaissent partout autour du monde afin d’aider son prochain, de surveiller les abus et d’améliorer le monde pour se remonter le moral et reprendre confiance:

Quoi!? Vous ne le saviez pas!? Aujourd’hui, c’est le Data Privacy Day!

Il y a un an jour pour jour, le Conseil de l’Europe avait organisé la première journée mondiale de la protection des données privées après avoir constaté qu’une grande proportion de la population n’était pas vraiment consciente des dangers auxquels on pouvait facilement s’exposer et de l’utilisation qui était faite de ces données.

Cette année, les États-Unis et le Canada joignent les 27 pays membres du Conseil de l’Europe pour souligner l’importance de se pencher sur ces questions et d’en informer la population. Plusieurs grandes entreprises du Web dont Google (on soigne son image) et Microsoft sont des partenaires de cette journée.

En cette ère du partage de données, il est plus que nécessaire d’être au courant de ses droits et de ses protections en matière de vie privée. Par contre, malgré les possibles dangers à surveiller, les opportunités que nous procurera une plus grande «portabilité» de ces données sont vraiment intéressantes!

Un grand jour!

8 janvier 2008

Aujourd’hui, les géants Google et Facebook ont annoncé officiellement leur participation au DataPortability Workgroup!

Qu’est-ce que ça veut dire? Eh bien, le DataPortability Workgroup a pour objectif de favoriser le développement et l’adoption de standards ouverts de formats et de protocoles en lien avec les données personnelles, ceci dans le but de faciliter l’échange d’information entre les différents outils où un utilisateur peut partager ces données.

En ce moment, à chaque fois qu’on veut s’inscrire à un service Web, devenir membre d’un réseau social ou ouvrir un compte dans un site Web quelconque, il faut ajouter manuellement toutes les informations personnelles nous concernant. Dans un avenir rapproché, tous ces outils parleront le même langage et pourront échanger ces informations, avec le consentement de l’utilisateur, bien sûr. C’est ce qu’on nomme l’interopérabilité. Il pourrait donc être possible d’importer ses contacts Facebook dans son compte Gmail, par exemple.

Le temps des environnements fermés est donc révolu! Les possibilités qui s’ouvrent à nous sont énormes!

En contrepartie, il sera également plus facile d’accéder à des informations privées. Il faudra donc réfléchir à de nouveaux moyens de protections.

Pour ma part, je crois profondément que la notion même de vie privée est en pleine mutation.

Biddy-Biddy-Boop

23 novembre 2007

L’utilisabilité, ça touche aussi les sons.

En voici d’ailleurs une très belle démonstration de Google.

Essayez pour voir. Euh… entendre. C’est gratuit.

1 800 GOOG-411

Vol de temps

23 novembre 2007

(Pour les visiteurs directement venus de Google: oui, ce billet contient le mot « fesses », mais vous allez être déçus.)

Euh…

Est-ce qu’un employé qui appelle sa blonde ou qui raconte une blague de fesses à son collègue doit être congédié? En fait, il utilise du temps et des ressources de son employeur.

Il est plus que temps que les politiciens, les employeurs et la population en général entâment une profonde réflexion sur le véritable sens de vie privée, de productivité et ajustent leur interprétation de la relation employeur-employés en cette ère de la société de l’information.

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