Biddy-Biddy-Boop

23 novembre 2007

L’utilisabilité, ça touche aussi les sons.

En voici d’ailleurs une très belle démonstration de Google.

Essayez pour voir. Euh… entendre. C’est gratuit.

1 800 GOOG-411

Pourquoi stratège Web?

5 février 2007

En réponse au courriel d’une lectrice, je vais expliquer pourquoi j’ai choisi de me donner le titre de stratège Web.

Je tiens d’abord à préciser une chose: un titre n’a pour fonction que de donner une idée du rôle professionnel d’une personne et non de circonscrire l’ensemble de ses compétences en une seule expression.

En ce sens, j’ai choisi un titre volontairement flou, pour éviter qu’on me cantonne dans une des disciplines typiques du Web que sont la programmation ou le design graphique, par exemple. Cependant, je le juge suffisament clair pour qu’on comprenne que j’interviens dans le processus de conception de sites et d’applications Web et non pas dans la production en tant que telle.

Ensuite, pourquoi ne pas utiliser analyste Web? Parce que, selon moi, les tâches d’un analyste sont orientées plus sur l’observation, tandis que le stratège est plus axé sur l’action.

Et pourquoi pas architecte de l’information, designer d’interaction ou expert en utilisabilité? Parce que ces professionnels de l’expérience utilisateur sont des spécialistes et que je me considère beaucoup plus comme un généraliste. Enfin, pour l’instant. Le terme stratège souligne justement à mon avis cette vision d’ensemble. De plus, ces professions se recoupent énormément et je m’inspire des approches de chacune.

Finalement, pourquoi ne pas utiliser l’expression expérience utilisateur dans mon titre? Parce que, comme les expressions architecture de l’information, design d’interaction et utilisabilité, ce terme est peu connu du commun des mortels, du moins en français. À mon avis, stratège Web est plus évocateur et moins limitant dans l’esprit de la plupart des gens.

Tout en étant conscient des faiblesses de cette expression, je trouve qu’elle décrit passablement bien mon activité professionnelle. Ceci dit, c’est aussi une question de goût. Mon titre pourrait être tout autre qu’il ne perdrait pas en valeur. Je me présente d’ailleurs parfois comme un designer d’expérience utilisateur.

Au fond, le but est uniquement qu’on saisisse rapidement ce que je fais.

Pour faire suite à mon précédent billet, un petit retour sur l’éternel débat: est-ce que l’utilisabilité et l’esthétique d’un site Web sont deux notions qui s’opposent? Voici quelques éléments de réponse.

“[...] the user may be strongly affected by the aesthetic aspect of the interface even when they try to evaluate the interface in its functional aspects and it is suggested that the interface designers should strive not only to improve the inherent usability but also brush up the apparent usability or the aesthetic aspect of the interface.” Apparent Usability vs. Inherent Usability Experimental analysis on the determinants of the apparent usability

“[...] perceptions of interface aesthetic are closely related to apparent usability and thus increase the likelihood that aesthetics may considerably affect system acceptability.” Aesthetics and Apparent Usability: Empirically Assessing Cultural and Methodological Issues

“[...] people quickly evaluate a site by visual design alone. When designing your site, pay attention to layout, typography, images, consistency issues, and more.” Stanford Guidelines for Web Credibility

À mon humble avis, il est évident qu’il y a un lien étroit entre le design visuel d’un site Web et sa facilité d’utilisation. Donc, l’un ne devrait jamais être négligé au profit de l’autre.

Mardi dernier, avait lieu la première remise officielle du prix québécois de l’utilisabilité.

La principale remarque à faire est la très faible participation en terme de candidatures, mais surtout en terme de professionnels du Web, du moins à Québec. Nous étions en tout et pour tout cinq personnes à participer à l’évènement. Aucun représentant d’agence Web ou d’agence de communication. Cela témoigne du travail de sensibilisation qu’il reste à effectuer pour faire reconnaître l’importance de l’intégration de processus sérieux d’optimisation de l’expérience utilisateur au sein des étapes de conception des sites Web. Une des participantes me soulignait justement le très faible niveau de considération de telles démarches de la part d’une grosse boîte de Québec dont je tairai le nom.

Malgré des critiques compréhensibles et à mon avis justifiées, je salue l’initiative menée par une petite poignée de personnes ayant à coeur la promotion de l’utilisabilité et leur souhaite plus de succès l’an prochain. D’ici là, continuons l’éducation des clients, mais aussi des gens du Web.

Et, surtout, félicitations au gagnant!

La règle du clic unique

7 septembre 2006

Fred Cavazza, une référence importante dans le monde francophone du marketing Web et de l’expérience utilisateur, vient de publier un article sur ce qu’il appelle «la règle du clic unique».

Ce que je retiens principalement est que, devant la surabondance d’information (encore une fois), l’utilisateur fera de moins en moins d’effort pour trouver l’information qu’il recherche sur un site en particulier, car il sait très bien qu’en moins de temps il pourra la trouver ailleurs. Aussi, l’entreprise qui ne fournira pas l’information recherchée par les visiteurs en sera blâmé.

J’entends encore mon client me dire que le fait de ne pas donner toute l’information sur son produit est un incitatif pour le visiteur à contacter l’entreprise!