Un UXCamp agréable et très intéressant!
25 mars 2010
Selon les commentaires entendus et de mon propre avis, cette première édition fut un franc succès! Nous étions une vingtaine de passionnés de l’expérience utilisateur de tout horizons à échanger de manière informelle et conviviale dans l’environnement, ma foi, fort agréable du Pub Galway. Nous avons abordés des sujets tout autant philosophiques que techniques des pratiques et des enjeux du vaste monde de l’expérience utilisateur.
L’image suivante présente une brève synthèse du déroulement de la soirée:
J’en profite pour remercier tout le monde de leur généreuse participation! Mon seul regret est de ne pas avoir pu parler directement avec chacun!
Je crois qu’on peut affirmer que nous avons tous hâte à la prochaine édition!
Balsamiq Mockups ou paper prototyping ?
30 septembre 2009
Dans un commentaire sur mon billet qui expose les vidéos de ma présentation sur le paper prototyping, Karl me pose une excellente question: quels sont les avantages d’utiliser le paper prototyping par rapport à une solution simple et intuitive de conception « basse fidélité » sur ordinateur, telles que Balsamiq Mockups et Napkee? J’en profite pour souligner le fait que cette question a justement été brièvement débattue lors de la journée WebÉducation à laquelle j’ai participé.
La réponse n’est pas simple et est toute relative. Chaque technique possède ses forces et ses faiblesses. Je vais tenter de départager les deux en considérant plus spécifiquement leur utilisation en lien avec les tests d’utilisabilité, puisque tel était le contexte de la question. Je tiens, en effet, à mentionner que ces deux techniques peuvent s’utiliser avantageusement dans le cadre de tout processus de conception d’interface, puisque qu’elles n’ont pas été principalement développées à des fins de tests, mais plutôt pour le prototypage rapide en général. Je précise également que mon but n’est pas de décrire le plus précisément possible chacune des solutions, mais plutôt d’identifier en quoi le choix de l’une ou l’autre peut s’avérer préférable et dans quel contexte.
Je dirais tout d’abord qu’il y a plusieurs aspects à considérer.
Premièrement, la vitesse. Aussi rapides et intuitifs que soient Mockups et Napkee, il n’y a rien qui batte en vitesse le griffonnage sur un bout de papier. Cet avantage ressort en particulier lorsqu’on se permet d’effectuer des changements pendant les sessions de tests. On peut ainsi valider très rapidement de nouvelles idées ou des corrections en cours de route. Mais, bien sûr, ce critère, si important soit-il, n’est pas suffisant et ne s’applique pas à toute situation.
Le « niveau de fidélité » ou, disons, la proximité du prototype d’une interface réelle, est nettement ce qui distingue le plus les deux approches et doit être un des principaux critères à considérer lors du choix de l’une ou l’autre des solutions. De par leur nature même, Mockups et Napkee permettent de tester une maquette dans une situation passablement semblable à celle de l’utilisateur final. De fait, plus le contexte du test est réaliste, plus on pourrait s’attendre à obtenir des résultats précis et significatifs. Par contre, ce n’est pas complètement vrai. Un utilisateur en situation de test n’agit pas exactement comme s’il était tranquille chez lui. Même de manière inconsciente, le stress de performance et l’environnement modifient le comportement. Le simple fait qu’il y ait des observateurs change l’état de ce qui est observé. C’est une loi de la physique quantique. En ce sens, le support de l’interface testé perd de son importance. Ce qui compte le plus, c’est la clarté du concept exposé au testeur.
Enfin, je considère également l’aspect collaboratif comme étant très important, même s’il a moins de liens avec les tests d’utilisabilité à proprement parler. Le prototypage papier se prête bien au travail d’équipe et favorise l’intégration de divers spécialistes (designer graphique, intégrateur, stratège, ergonome, gestionnaire, programmeur et même client) au sein du processus de conception. Mockups, et c’est à mon avis son principal défaut, ne gère pas cette collaboration, ou du moins pas directement. Le processus de conception, trop souvent découpé en étapes fermées, aurait avantage à s’ouvrir à une certaine fluidité, à une participation en parallèle des divers intervenants pour en arriver à un produit beaucoup plus complet.
Bref, les deux techniques possèdent de grandes qualités et, bien qu’assez proches, elles diffèrent suffisamment pour poursuivre des objectifs distincts. Dans un processus itératif de conception, on peut très bien utiliser les deux techniques, mais à des étapes différentes. Et plus on est au début du processus, plus on peut se permettre d’être en « basse fidélité ». La flexibilité quasi infinie du papier se prête bien à la validation de concepts de base. Tandis que le réalisme du prototype sur écran nous permet de tester des éléments déjà un peu plus peaufinés.
Au final, le plus important, c’est de développer l’habitude de se servir (et de bien se servir) des tests d’utilisabilité pour optimiser les résultats de nos processus de conception d’interfaces, quelles qu’elles soient.
Les vidéos de ma présentation
29 septembre 2009
Voici intégralement les quatre vidéos de ma présentation conjointe de jeudi dernier.
Vous y découvrirez sommairement mais concrètement les principales étapes d’une technique efficace, simple et peu cher pour exécuter des tests d’utilisabilité.
En passant, j’ai beaucoup apprécié ma participation au WebÉducation et je tiens à remercier et féliciter les organisateurs, les autres conférenciers et les participants!
Biddy-Biddy-Boop
23 novembre 2007
L’utilisabilité, ça touche aussi les sons.
En voici d’ailleurs une très belle démonstration de Google.
Essayez pour voir. Euh… entendre. C’est gratuit.
1 800 GOOG-411
Pourquoi stratège Web?
5 février 2007
En réponse au courriel d’une lectrice, je vais expliquer pourquoi j’ai choisi de me donner le titre de stratège Web.
Je tiens d’abord à préciser une chose: un titre n’a pour fonction que de donner une idée du rôle professionnel d’une personne et non de circonscrire l’ensemble de ses compétences en une seule expression.
En ce sens, j’ai choisi un titre volontairement flou, pour éviter qu’on me cantonne dans une des disciplines typiques du Web que sont la programmation ou le design graphique, par exemple. Cependant, je le juge suffisament clair pour qu’on comprenne que j’interviens dans le processus de conception de sites et d’applications Web et non pas dans la production en tant que telle.
Ensuite, pourquoi ne pas utiliser analyste Web? Parce que, selon moi, les tâches d’un analyste sont orientées plus sur l’observation, tandis que le stratège est plus axé sur l’action.
Et pourquoi pas architecte de l’information, designer d’interaction ou expert en utilisabilité? Parce que ces professionnels de l’expérience utilisateur sont des spécialistes et que je me considère beaucoup plus comme un généraliste. Enfin, pour l’instant. Le terme stratège souligne justement à mon avis cette vision d’ensemble. De plus, ces professions se recoupent énormément et je m’inspire des approches de chacune.
Finalement, pourquoi ne pas utiliser l’expression expérience utilisateur dans mon titre? Parce que, comme les expressions architecture de l’information, design d’interaction et utilisabilité, ce terme est peu connu du commun des mortels, du moins en français. À mon avis, stratège Web est plus évocateur et moins limitant dans l’esprit de la plupart des gens.
Tout en étant conscient des faiblesses de cette expression, je trouve qu’elle décrit passablement bien mon activité professionnelle. Ceci dit, c’est aussi une question de goût. Mon titre pourrait être tout autre qu’il ne perdrait pas en valeur. Je me présente d’ailleurs parfois comme un designer d’expérience utilisateur.
Au fond, le but est uniquement qu’on saisisse rapidement ce que je fais.
Utilisabilité et esthétique
17 novembre 2006
Pour faire suite à mon précédent billet, un petit retour sur l’éternel débat: est-ce que l’utilisabilité et l’esthétique d’un site Web sont deux notions qui s’opposent? Voici quelques éléments de réponse.
« [...] the user may be strongly affected by the aesthetic aspect of the interface even when they try to evaluate the interface in its functional aspects and it is suggested that the interface designers should strive not only to improve the inherent usability but also brush up the apparent usability or the aesthetic aspect of the interface. » Apparent Usability vs. Inherent Usability Experimental analysis on the determinants of the apparent usability
« [...] perceptions of interface aesthetic are closely related to apparent usability and thus increase the likelihood that aesthetics may considerably affect system acceptability. » Aesthetics and Apparent Usability: Empirically Assessing Cultural and Methodological Issues
« [...] people quickly evaluate a site by visual design alone. When designing your site, pay attention to layout, typography, images, consistency issues, and more. » Stanford Guidelines for Web Credibility
À mon humble avis, il est évident qu’il y a un lien étroit entre le design visuel d’un site Web et sa facilité d’utilisation. Donc, l’un ne devrait jamais être négligé au profit de l’autre.
Le prix québécois de l’utilisabilité
16 novembre 2006
Mardi dernier, avait lieu la première remise officielle du prix québécois de l’utilisabilité.
La principale remarque à faire est la très faible participation en terme de candidatures, mais surtout en terme de professionnels du Web, du moins à Québec. Nous étions en tout et pour tout cinq personnes à participer à l’évènement. Aucun représentant d’agence Web ou d’agence de communication. Cela témoigne du travail de sensibilisation qu’il reste à effectuer pour faire reconnaître l’importance de l’intégration de processus sérieux d’optimisation de l’expérience utilisateur au sein des étapes de conception des sites Web. Une des participantes me soulignait justement le très faible niveau de considération de telles démarches de la part d’une grosse boîte de Québec dont je tairai le nom.
Malgré des critiques compréhensibles et à mon avis justifiées, je salue l’initiative menée par une petite poignée de personnes ayant à coeur la promotion de l’utilisabilité et leur souhaite plus de succès l’an prochain. D’ici là, continuons l’éducation des clients, mais aussi des gens du Web.
Et, surtout, félicitations au gagnant!
La règle du clic unique
7 septembre 2006
Fred Cavazza, une référence importante dans le monde francophone du marketing Web et de l’expérience utilisateur, vient de publier un article sur ce qu’il appelle «la règle du clic unique».
Ce que je retiens principalement est que, devant la surabondance d’information (encore une fois), l’utilisateur fera de moins en moins d’effort pour trouver l’information qu’il recherche sur un site en particulier, car il sait très bien qu’en moins de temps il pourra la trouver ailleurs. Aussi, l’entreprise qui ne fournira pas l’information recherchée par les visiteurs en sera blâmé.
J’entends encore mon client me dire que le fait de ne pas donner toute l’information sur son produit est un incitatif pour le visiteur à contacter l’entreprise!



