Il est peut-être un peu tard pour faire des prédictions, surtout celle-ci, mais bon… mieux vaut tard que jamais.

Ainsi, après l’année de la vidéo, en 2006, avec tous les YouTube, Dailymotion et TonTuyau de ce monde, je crois qu’en 2007 nous verrons (enfin) le véritable essor de ce moyen de diffusion potentiellement extraordinaire qu’est l’accès au Web à partir d’appareils portables. Par appareils portables, j’entends réellement portables, comme les téléphones cellulaires et les ordinateurs de poche.

Le Web mobile n’est pas nouveau. Et il a bien eu une lente progression au cours des dernières années. Par contre, en particulier en Amérique du Nord, on a tardé à accepter ce nouvel outil dans la vie de tous les jours. Les différents joueurs du Web ont longtemps hésité à faire le saut et, surtout, l’expérience de navigation avec les appareils sur le marché laisse vraiment à désirer.

Aujourd’hui, la donne est en train de changer. Les gros joueurs ont commencé à embarquer dans le train et lancent des produits de qualité. Notamment:

Mais, ce qui va vraiment changer les choses, ce sont les appareils eux-mêmes avec la multiplication des « smartphones » et l’arrivée, en particulier, du iPhone d’Apple (il faut bien spécifier celui d’Apple car il y en a plusieurs). Jamais un sujet n’aura fait couler autant d’encre, si je puis dire, sur la blogosphère! Des rumeurs courent également à propos d’une éventuel téléphone Google.

C’est, de toute évidence, la difficulté d’utilisation, la petitesse des interfaces et le mauvais design des différentes applications pour mobiles qui ont, jusqu’à maintenant, freiné l’acceptation de ce média par le grand public. De grands pas ont déjà été faits, mais le plus important reste à venir. Le développement pour le Web mobile devrait accélérer grandement cette année. Il reste à voir qui seront les prochains à embarquer dans le train.

Voici, selon moi et en résumé, ce qu’il faut être, savoir et faire pour devenir un bon designer:

  • Savoir écouter et comprendre les gens
  • Aimer apprendre et être capable d’apprendre rapidement
  • Savoir utiliser son intuition
  • Savoir convaincre
  • Savoir impliquer les gens
  • Savoir prendre des décisions rapidement
  • Utiliser des indicateurs quantifiables
  • Justifier ses décisions avec la bonne sorte et la bonne quantité de recherche
  • Avoir confiance en ses idées
  • Accepter ses échecs et savoir en profiter

Pour approfondir le sujet, je vous invite à lire ces deux excellents articles:

Tout est toujours plus compliqué qu’on le croît.

Il est impossible de saisir chaque nuance, l’ensemble des détails qui engendrent, composent ou influencent un fait. Il y a inévitablement des éléments qui nous échappent par ignorance, par négligeance ou simplement à cause de nos limites cognitives.

C’est le principe derrière les pires bêtises de l’être humain. Une mauvaise compréhension, une analyse trop rapide ou simplement la paresse intellectuelle ont ainsi causé bien des maux voire des guerres.

À l’inverse, l’assimilation de ce principe fut la source de ses plus grandes réalisations. La capacité d’analyse et, surtout, de synthèse ont permis à l’être humain d’apprendre, de comprendre, de rassembler des faits en lois puis en théories. Par dessus tout, ils ont donnés à l’être humain la capacité de créer, puisque la création est, au fond, l’apropriation et la réutilisation de nos apprentissages.

Ainsi, nous avons le don d’extirper un sens de la complexité. Sans tout connaître, nous pouvons déduire. Malgré notre faible compréhension du monde, notre intuition nous guide.

Mais, encore faut-il se donner la peine de se poser des questions, de prendre le temps de réfléchir pour pouvoir aller plus loin.

Prenez votre temps

24 octobre 2006

Aujourd’hui, c’est le Take Back Your Time Day! Redécouvrez la joie de prendre votre temps, de faire une activité qui vous fait plaisir ou simplement de ne rien faire. Cessez, une petite heure, de courrir en tout sens. C’est l’occasion idéale de se rappeler la vrai valeur du temps qui passe et de se demander si on l’utilise à bon escient.

Bonne journée!

Le design, cet incompris

16 octobre 2006

Je ne suis pas linguiste. Mais, il me semble que le mot design est un incompris. Incompris de la population en général. Incompris de la langue française.

D’abord, il est fréquent qu’on lui attribue un sens simplifié : l’activité de rendre un produit plus beau.

Également, le mot anglais design est souvent traduit à tort par le mot conception, lequel se définit par «l’activité créatrice qui consiste à élaborer un projet, ou une partie des éléments le constituant, en partant des besoins exprimés, des moyens existants et des possibilités technologiques dans le but de créer un bien ou un service» (Grand dictionnaire terminologique de la langue française).

Le design se révèle plutôt être un amalgame des deux: la conception d’un bien ou d’un service par l’harmonisation des critères esthétiques et fonctionnels. Le design implique donc la conception, mais lui donne un sens plus précis en englobant la notion d’esthétique.

L’esthétique est la science de ce qui est beau et le beau est ce qui est agréable, ce qui procure des émotions positives. Le design vise l’obtention d’un résultat pratique, qui sert à quelque chose, qui a une fonction propre et qui, de plus, se trouve à être beau. Cependant, la beauté seule ne suffit pas car est beau ce qui est agréable «en soi-même, indépendamment de quelque utilité ou intérêt que ce soit» (André Compte-Sponville, Dictionnaire philosophique), alors qu’un bien ou un service efficace doit être agréable à utiliser et susciter un certain intérêt, en lien, évidemment, avec l’utilisation pour lequel il est destiné.

Le design, c’est la considération de la subjectivité dans l’interaction d’un utilisateur avec un bien ou un service. C’est la création de l’expérience utilisateur. La clé du design se trouve dans le mot harmonisation. Le design a donc pour but non seulement de créer un bien ou un service fonctionnel, mais de s’assurer que celui-ci soit apprécié de l’utilisateur.

Le design graphique se préoccupe de jumeler forme et fonction en deux dimensions. Si on ajoute une troisième dimension, on parle de design industriel, lequel permet la création d’objets physiques. Il est également possible de parler de design en quatre dimensions: le design d’interaction. Celui-ci consiste à la conception de l’expérience utilisateur pour tout ce qui implique le temps comme facteur important d’utilisation. Par exemple, on pratique le design d’interaction principalement en lien avec le développement logiciel ou Web, domaine où l’utilisateur interagit avec un ordinateur qui doit adapter dans le temps son interface en fonction des tâches à réaliser.

Le design, action d’harmoniser forme et fonction est, peut-être, en ce sens, un anglicisme, mais il demeure, à mon avis, le meilleur terme pour exprimer cette idée.

Les êtres humains…

18 septembre 2006

Les humains sont des êtres variables dans le temps. D’une journée à l’autre, ils peuvent changer d’humeur, d’efficacité, d’intérêts voire de compétences, dépendamment d’une multitude de facteurs émotionnels et physiques.

De plus, tous les être humains font des erreurs.

Un bon gestionnaire d’équipe n’est pas celui qui s’assure que chacun soit toujours à son meilleur individuellement, mais plutôt celui qui sait exploiter la variabilité de chacun collectivement.

Une personne expérimentée n’est pas une personne qui fait moins d’erreurs, c’est une personne qui réagit mieux face à ses erreurs.