J’ai eu droit à un public curieux et ouvert, hier matin, lors de ma conférence. En effet, ces intervenants en employabilité m’ont posé beaucoup de questions afin de mieux comprendre comment cette nouvelle réalité influence le marché du travail et aussi comment ils peuvent mieux accompagner leurs clients à s’adapter à tout ceci. On m’a même demandé de prolongé l’échange au-delà des heures prévues! Merci beaucoup de votre participation et de votre intérêt!

Cette conférence avait lieu dans le cadre du colloque annuel du RQuODE (Réseau québécois des organismes en développement de l’employabilité).

Voici le document de présentation:

Une vieille habitude

19 février 2008

Eh oui! Me voilà de retour sur le marché des chercheurs d’emploi! Je compte bien ne pas trop faire durer le plaisir.

Je recherche donc un employeur fonceur, passionné, dynamique, ouvert, gentil, qui ne bave pas et qui ne perd pas trop son poil. ;-) Si vous vous reconnaissez, vous savez où me trouver. J’aime beaucoup découvrir de nouvelles personnes!

Sinon, j’apprécierais que vous passiez le mot!

Je suis également ouvert à la pige.

Mercredi dernier, j’ai donné une formation aux employés d’Option-Travail, un organisme d’aide à l’emploi de Sainte-Foy. Mon objectif était de leur faire comprendre la nouvelle réalité de l’identité numérique tout en leur faisant prendre conscience de la possibilité, de la pertinence et même de l’importance de gérer cette identité à des fins professionnelles, notamment aux moyens des blogues et des réseaux sociaux.

J’en ai profité pour parler de ma propre expérience.

Ce fut, au moins pour moi, une expérience très agréable! Ayant principalement une clientèle jeune, l’exercice était très pertinent pour cette organisation. J’espère avoir au moins éveillé une certaine prise de conscience de ce phénomène social chez mes très attentifs auditeurs.

S’il y a des intéressés, je suis tout à fait ouvert à donner d’autres formations ou conférences.

Voici le document de ma présentation.

Fin d’un long silence. Malgré sa simplicité, ce silence témoigne plutôt d’une certaine complexité…

Ainsi, je termine ici (enfin!) ma série de billets relatant mes aventures en tant que chercheur d’emploi. Ce n’est par contre pas LA fin. En fait, de nos jours, une carrière se définie par la somme des différentes expériences de travail et des (nombreuses et parfois longues mais combien riches) périodes transitoires. C’est plutôt la fin d’une étape.

Au cours des derniers mois, j’ai navigué d’un statut à l’autre (employé d’une petite agence, associé, chômeur, travailleur autonome, Montréalais, conférencier, employé syndiqué d’une grosse boîte corporative, sans oublier blogueur) et d’un titre à l’autre (chargé de projet, designer d’expérience utilisateur, architecte de l’information, technicien en affaires électroniques, analyste et stratège Web). Ce voyage m’aura appris beaucoup, notamment sur l’utilisation du Web pour gérer sa réputation numérique et particulièrement sa réputation professionnelle.

En effet, les blogues et réseaux sociaux sont des outils formidables pour gérer ses relations professionnelles, pour se faire valoir, pour communiquer. Cependant, force est de constater que l’outil ne fait pas le travail sans qu’on déploie un certain niveau d’effort. Et un de ces efforts constitue de contrôler ce qu’on dit et ce qu’on ne dit pas, ou plutôt ce qu’on écrit et ce qu’on n’écrit pas.

Je me suis fréquemment retrouvé en situation où le fait de révéler certains détails de ma recherche d’emploi pouvait en compromettre le résultat. Ainsi, par exemple, je ne pouvais pas divulguer qu’une entreprise m’avait fait une offre ferme quand je savais pertinemment qu’une autre avait un œil sur moi. J’ai même dû cacher (ou, disons, ne pas faire étalage) que j’avais commencé un emploi à un moment où j’étais au courant qu’une autre organisation s’apprêtait à me faire une proposition.

Je me suis donc adonné à tout un jeu de divulgations et de rétentions d’informations qui était de fait très stimulant mais somme toute un peu fatigant.

Finalement, c’est complètement contraint au silence que j’ai terminé mes démarches complexes.

Aujourd’hui, j’ai heureusement atteint un certain niveau de stabilité professionnel qui implique un emploi intéressant pour un employeur intéressant dans un lieu intéressant et à des conditions intéressantes. Sans diminuer ma présence en ligne, je cesse de jouer au jeu de la chasse à l’emploi par un contrôle méticuleux de l’information.

Voilà ce que je considère une fin.

Enfin, je passe à une autre étape de ma vie dans la joie!

Patience! Vous aurez du nouveau à vous mettre sous la dent à mon sujet d’ici peu.

Une chose est sûre: la recherche d’emploi implique des questionnements profonds à propos des véritables valeurs qui nous animent.

  • Le travail: Comment envisage-t-on notre carrière? Comment bien équilibrer réalisation personnelle, possibilité d’avancement et plaisir?
  • L’argent: Que vaut notre travail? Quel prix est-on prêt à payer pour avoir plus d’argent?
  • La localité: Dans quel milieu veut-on vivre? Quelle importance ont la nature, la culture, la qualité de vie, la beauté, le temps?
  • La famille: Comment s’épanouir individuellement et collectivement? Comment utiliser le temps où je ne suis pas avec ma famille pour ajouter de la valeur au temps que je passe avec ma famille?

De longues heures de réflexion ardue et épuisante… Mais ça remet les choses à la bonne place!

Ce billet a principalement pour but de rassurer mes lecteurs (eh oui, j’ai des lecteurs) et de calmer mes fans (bon, là j’exagère un peu, mais il y a quand même quelques personnes qui m’ont demandé d’écrire davantage). Non, je ne suis pas mort. Je me porte d’ailleurs très bien. Je poursuis, tranquillement mais surement, mes démarches de recherche d’emploi, ponctuées de trempettes dans ma piscine.

Plus sérieusement, je trouve fascinant de voir à quel point mon « identité numérique » peut jouer un rôle important dans mes démarches actuelles. Mes employeurs potentiels consultent mon blogue, mon profil LinkedIn et effectuent des recherches sur moi dans Google. N’essayez pas de le nier, je le sais. Et c’est très bien ainsi.

Il est donc de plus en plus important de soigner son image sur le Web, notamment à travers les commentaires laissés sur des blogues, les différentes messageries instantanées et les profils de réseaux sociaux, car les gens qui veulent en savoir plus sur vous sont maintenant en mesure de trouver plus d’information.

Je pousserai l’analyse sur ce sujet dans un futur billet.

Quelle semaine! Il y a de l’action! Je fais des propositions pour plein de projets, j’ai offert mes services à un nombre record d’entreprises, je suis convoqué à deux entrevues et on n’est qu’à la deuxième journée (enfin, journée ouvrée).

Dans ce billet, je tenais à me pencher sur une réalité trop souvent ignorée: le paradoxe de la recherche d’emploi.

Qu’est-ce que j’entends par là? Eh bien, comme vous le savez, la recherche d’emploi est une situation temporaire, bien que potentiellement récursive, dans la carrière complexe d’un travailleur contemporain. Et, pendant cette période, une personne se doit d’utiliser des compétences qui ne sont pas nécessairement propres à son domaine d’activité professionnel. C’est normal et c’est même souhaitable. La recherche d’emploi doit s’effectuer de façon active et, pourquoi pas, être l’occasion de se développer personnellement et professionnellement.

Par contre, le problème est, à mon sens, quand un chercheur d’emploi doit, pour se faire embaucher, faire preuve d’aptitudes qui n’ont aucun lien avec l’éventuel travail. Je pense, en particulier, aux talents de vendeurs qu’il faut très souvent mettre de l’avant auprès des employeurs. Je connais beaucoup de gens passionnés, qualifiés, compétents et humains qui ne sont nullement aptes à la vente. Ainsi, lorsque vient le temps de se présenter à un employeur potentiel, il leur est très difficile de mettre en valeur leur véritables forces. D’où le paradoxe.

Un employeur est un être humain (eh oui, même si j’en surprends peut-être plus d’un) et un être humain prend ses décision en fonction de ses émotions, quoi qu’on en dise. C’est pourquoi l’utilisation du marketing personnel, ou l’art de convaincre par les émotions, garde toute son importance. Cependant, le chercheur d’emploi est un être humain également. Toute personne n’étant pas égale, tous ne réussiront pas à convaincre. L’injustice tient du fait qu’il n’y a rien qui garantit que la personne la plus compétente pour le poste est la personne la plus convainquante.

J’invite donc les employeurs à reconsidérer leurs méthodes de sélection selon le profil véritablement recherché et non seulement selon le profil désiré, tout comme j’encourage les chercheurs d’emploi à développer leur petit côté vendeur. Car, même si cela peut être parfois perçu négativement, c’est une attitude fortement mise en valeur dans notre société.

Grosse journée hier! D’abord une entrevue matinale très intéressante qui offre une très bonne possibilité à moyen terme et une soirée très plaisante de réseautage.

Je l’ai dit et je le répète, ce qui scie les jambes du chercheur d’emploi, c’est la peur.

La peur est un processus biologique qui a pour fonction de nous inciter à nous protéger d’un danger réel. Quel danger y a-t-il tant à être en recherche d’emploi? Beaucoup me diront que l’instabilité et l’insécurité financière peuvent être de bonnes raisons d’avoir peur. Et pourquoi donc? La société actuelle tente de tous les côtés de nous persuader qu’être quelqu’un, c’est de posséder des biens. On jugera ainsi une personne selon la grandeur de sa maison, le nombre et la marque des voitures qu’il a devant chez lui et la profondeur de sa piscine. Mais pourtant, je serais la même personne si j’avais à me serrer la ceinture quelques temps et même si je devais vendre à tout prix ma maison. Qu’est-ce que j’aurais en moins qui m’est vital? Quel dommage aurais-je vraiment subit?

Un truc tr;es utile pour affronter la peur est d’imaginer les pires conséquences de ce qui cause notre crainte. On se rend souvent compte que le pire n’est pas si pire que ça.

Ceci dit, même si je ne vise pas la richesse, j’aime comme tout le monde être à l’aise financièrement pour assouvir autant que possible mes désirs et ceux de mes proches. Et je crois assez bien connaître ma valeur professionnelle.

Mon but est de me trouver le plus rapidement possible un emploi qui sera à la hauteur de mes compétences et intérêts professionnels. En restant fixé sur ce véritable objectif, je n’ai pas besoin d’avoir peur.

Alors, je continue, confiant et serein, mes démarches de recherche d’emploi.

La suite de déceptions et de bonnes nouvelles se poursuit.

Je crois vraiment que les employeurs ne comprennent pas toujours bien la situation dans laquelle se retrouvent les chercheurs d’emploi. Les horaires, les processus d’embauches où même le simple accueil de ces personnes laissent parfois à désirer. Il serait bien que des changements importants de mentalité amènent un plus grand respect des gens dans cette situation.

Si les entreprises favorisaient et même priorisaient les rencontres et les échanges avec des individus externes, ils seraient plus facile de développer des relations qui permettraient de mieux être connu de part et d’autre et de faciliter le réseautage. Je crois que les entreprises autant que les particuliers pourraient en profiter. Je trouve toujours dommage de constater que des personnes soient sélectionnées selon des critères arbitraires et parfois peu pertinents.

Ceci-dit, je ne suis pas du tout à plaindre, d’autant plus que j’ai un peu choisie ma situation. Je ne me considère pas non plus victime d’irrespect de la part de personne dans ma recherche actuelle. Mais, je connais bien d’autres gens qui l’ont vécue et je suis capable de me mettre dans leur peau.

La mentalité doit évoluer dans la tête de tous, pas seulement dans les entreprises. Par exemple, l’autre jour, quelqu’un que j’aime bien expliquait à ma fille que je ne travaillais pas. C’est pourtant faux. Je travaille à me chercher un emploi.

Et le travail de recherche d’emploi n’est pas de tout repos. Il faut sans cesse se motiver, gérer les difficultés nombreuses, apprendre à se vendre et à se détendre, sans compter la fatigue causée par les multiples émotions par lesquels on peut passer.

Pourtant, ça peut être aussi extrêmement valorisant si c’est pris du bon côté. La recherche d’emploi est une étape dans une carrière et non un arrêt entre deux périodes d’activité.

En tous cas, je me sens énergique aujourd’hui. Je viens d’ailleurs de me défoncer au tennis et à la boxe sur ma Wii pour me récompenser.

J’ai eu une petite baisse de vigueur au milieu de la semaine. Je suppose que c’est normal. J’ai perdu un peu l’excitation du début.

Mais aujourd’hui je suis en feu. J’ai fait plein de contacts et trouvé plusieurs pistes. J’attends également des nouvelles que j’espère intéressantes.

La recherche d’emploi, c’est une suite de haut et de bas. Et ça demande passablement d’énergie. Par contre, c’est possible de rester motivé et confiant en gardant la bonne attitude.

De même, comme pour le travail, il est primordial de faire la conciliation recherche d’emploi-famille.

L’horaire d’été s’applique aussi. ;)

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