Un aperçu du futur
12 août 2008
Malgré sa progression fulgurante, Internet n’en est qu’à ces premiers balbutiements. Il s’en est passés des choses en vingt ans et la fréquence des innovations ne ralentit pas. C’est beaucoup parce que, contrairement aux médias plus traditionnels, tels la télévision, la radio et les journaux, où le message, le fond, est grandement dépendant de la forme, sur Internet, le fond peut s’adapter à une multitude de formes. On n’a qu’à penser aux différents navigateurs Web, aux lecteurs (ou agrégateurs) de fils RSS et Atom, aux courriels, aux terminaux mobiles comme l’iPhone ou le BlackBerry, aux réseaux sociaux comme http://www.twitter.com et Facebook pour s’apercevoir qu’il existe de nombreux moyens de transmettre et de consulter des informations sur Internet.
Ainsi, les façons de consulter ces informations ne sont limitées que par l’imagination de l’être humain. Ceci dit, il n’est pas évident de créer des moyens de naviguer à travers un monde de données théoriquement illimitées de manière conviviale tout en étant en mesure de se retrouver.
Une équipe de designers de l’entreprise californienne Adaptive Path en collaboration avec Mozilla Labs s’est penchée sur la question suivante: comment pourrait évoluer l’expérience de navigation sur Internet au cours des prochaines années?
La vidéo suivante montre le fruit de leur réflexion.
Vous trouverez plus d’information sur Aurora sur le site d’Adaptive Path.
Le règne absolu de l’écran, du clavier et de la souris comme moyen de communiquer avec la machine tire à sa fin. Qu’est-ce qui les remplacera? La réponse n’est pas unique.
En même temps que la quantité d’interactions entre les humains et les machines, les types d’interfaces nécessaires à ces interactions se multiplient à une vitesse folle. On n’a qu’à penser à l’écran tactile du iPhone et à la manette de la console Wii qui réagit aux mouvements pour s’en convaincre. Ainsi, les moyens dépassent en nombre les tâches à accomplir.
Est-ce que tout cela va trop vite? Ne change-t-on pas nos pratiques plus vite que notre capacité d’adaptation le permet? Je pense qu’il y a tout lieu de se poser ces questions.
Si on pense seulement aux différentes façons de se connecter à Internet – le classique navigateur, les fils RSS, les widgets, les RIA… – l’internaute moyen a de quoi en perdre son latin! Somme-nous réellement à la recherche d’efficacité ou sommes-nous simplement friands de nouveautés? La multiplication des types d’interfaces n’est-elle pas plutôt la conséquence d’une banale quête de parts de marché?
Cette course à la nouveauté cause directement et indirectement bien des soucis. La capacité d’adaptation à un nouvel outil numérique d’un individu ou d’une organisation est nécessairement limitée par certains facteurs économiques, physiques ou même cognitifs. S’ensuit donc inévitablement un clivage entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas, ou plutôt entre ceux qui veulent et peuvent apprendre et ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas. Ceci est sans compter le coût énergétique – surtout en terme d’efforts humains – de l’appropriation d’un nouveau type d’interface.
Tous ces changements rapides sont loin d’être négatifs. Mais, réalistement, il faudra atteindre un équilibre entre la vitesse d’innovation et celle de l’appropriation sociale de nouveaux modes d’interactions homme-machine si on ne veut pas créer de trop grandes disparités. Avez-vous magasiné une télévision dernièrement? Il y a de quoi perdre la tête à essayer de comprendre les différentes résolutions disponibles et de faire fonctionner le tout avec son lecteur de disques et son terminal de télévision.
Une évolution trop rapide tue l’évolution.
Mais, comment peut-on en arriver à une certaine standardisation des types d’interfaces? Comment peut-on créer un certain équilibre entre innovation et productivité?
Ce sont quelques-unes des questions que je me pose en ce moment. C’est passionnant de voir tout ça aller, mais ce n’est pas évident de conseiller et de créer dans ce maelström.
Le futur du Web, la suite
26 septembre 2007
Pour faire suite à mon précédent billet, voici un deuxième article de Richard MacManus de Read/Write Web sur les tendances du Web. Cette fois-ci, il y va vraiment plus à fond dans la prédiction futuriste, mais la plupart des points qu’il présente sont tout à fait pertinents et bel et bien amorcés. Je dis la plupart car il se laisse aussi allé un peu à l’humour.
L’air ambiant
19 septembre 2007
Voici un excellent exemple d’ »ambient findability » que nous offre Apple.
La compagnie à la pomme a conclu une entente avec Starbucks pour que ses nouveaux iPods équipés de la technologie Wi-Fi puissent se connecter gratuitement au réseau sans-fil qui sera disponible dans chaque café de la chaîne américaine. Jusque là, rien de spectaculaire.
Ce qui est vraiment intéressant, c’est que, lorsque l’on se connectera sur se réseau, le titre de la pièce musicale qui est en train de jouer dans le café sera automatiquement affiché sur l’iPod. Il sera également possible de consulter les dix dernières pièces qui ont jouer et, bien sûr, de les acheter d’un seul clic.
Quand on y pense, cette innovation est tellement intuitive qu’elle semble presque naturelle. Et pourtant, elle est le fruit de percées technologiques et de changements sociaux considérables. Ce n’est que le commencement d’une nouvelle ère dans laquelle nous pénétrons.
Microsoft Surface: le revers de la médaille
20 juin 2007
Pour ceux qui se sont vite enthousiasmés devant la Microsoft Surface, voici une parodie délicieusement sarcastique.
Le recul par rapport à la vidéo originale et un regard extérieur nous permettent de constater que nous sommes loin de l’interface parfaite.
Mais, j’avoue que c’est toujours impressionnant!
Via: Engaget


