Avec les lancements quasi simultanées, hier, de Google Friend Connect et de Facebook Connect, la portabilité des données personnelles est vraiment d’actualité. Les réseaux sociaux dépassent maintenant les limites de leurs sites respectifs pour tranquillement mais surement nous suivrent à travers les autres sites sur lesquels nous naviguons.

Voici un aperçu de ce que nous promet cette nouvelle ère du partage de l’information. Cette présentation a été réalisée par des membres de l’équipe de Razorfish, une des plus « vieilles » agences Web.

Véritable révolution ou simple progression de l’emprise de la pieuvre « sociale » sur nos identités?

LA fusion

4 février 2008

Pour ceux qui ne le savent pas, Microsoft a déposé vendredi dernier une offre d’achat non solicitée de Yahoo. Tout le monde en parle. Eh bien, moi aussi. Tant qu’à laisser un commentaire fleuve sur le billet de Jonathan, j’ai décidé d’en faire une billet.

Oui, Google détient la majorité des parts de marché de la recherche sur le Web. Possiblement trop. Cependant, Google, c’est plus que de la recherche. Beaucoup plus!

Le véritable problème, étrangement, c’est que Microsoft aussi. Elle a déjà une emprise malsaine sur les postes de travail à travers le monde et tente depuis plusieurs années de conquérir Internet à grand coup de technologies propriétaires. Heureusement, jusqu’à maintenant, elle a eu peu de succès. Ou, du moins, pas autant qu’elle aurait espéré. Des joueurs comme Google et Yahoo ont réussi (dans une certaine mesure, on s’entend) à faire valoir davantage les valeurs du Web que sont la collaboration, le partage et l’ouverture.

Pour ne donner qu’un seul exemple, Yahoo est la plus grande utilisatrice de PHP, un langage libre et ouvert qui est un des principaux concurrents de la plateforme de développement .Net de Microsoft. Que pensez-vous que fera Microsoft? Au mieux, elle entretiendra une concurrence factice pour justifier le développement de leur propre technologie.

Par malchance, la pionnière du Web qu’est Yahoo s’est retrouvée avec, disons, certains problèmes de gestion interne, d’absence de vision porteuse. Il n’en reste pas moins que Yahoo est une boîte immensément talentueuse et innovatrice.

Ma crainte est que Microsoft tue involontairement (ou même volontairement) cet «esprit du Web» chez les gens de Yahoo. Déjà, plusieurs se rebellent à l’interne.

Personnellement, je suis tout à fait d’accord qu’il est souhaitable que plus d’un géant se séparent les parts de marché du Web. C’est, en quelque sorte, une assurance pour les centaines de millions d’utilisateurs. Mais, je préfèrerais qu’il y en ait justement plus de deux. En effet, cette fusion entrainerait une polarisation des visions du Web qui, au bout du compte, ne résulterait qu’en un seul gagnant. Qui? Ça reste à voir. Mais je parierais sur Google.

Ainsi, qu’on craigne ou non Google, qu’on admire ou déteste Microsoft, je crois que rien de bon ne sortirait de cette fusion.

Quoi!? Vous ne le saviez pas!? Aujourd’hui, c’est le Data Privacy Day!

Il y a un an jour pour jour, le Conseil de l’Europe avait organisé la première journée mondiale de la protection des données privées après avoir constaté qu’une grande proportion de la population n’était pas vraiment consciente des dangers auxquels on pouvait facilement s’exposer et de l’utilisation qui était faite de ces données.

Cette année, les États-Unis et le Canada joignent les 27 pays membres du Conseil de l’Europe pour souligner l’importance de se pencher sur ces questions et d’en informer la population. Plusieurs grandes entreprises du Web dont Google (on soigne son image) et Microsoft sont des partenaires de cette journée.

En cette ère du partage de données, il est plus que nécessaire d’être au courant de ses droits et de ses protections en matière de vie privée. Par contre, malgré les possibles dangers à surveiller, les opportunités que nous procurera une plus grande «portabilité» de ces données sont vraiment intéressantes!

Un grand jour!

8 janvier 2008

Aujourd’hui, les géants Google et Facebook ont annoncé officiellement leur participation au DataPortability Workgroup!

Qu’est-ce que ça veut dire? Eh bien, le DataPortability Workgroup a pour objectif de favoriser le développement et l’adoption de standards ouverts de formats et de protocoles en lien avec les données personnelles, ceci dans le but de faciliter l’échange d’information entre les différents outils où un utilisateur peut partager ces données.

En ce moment, à chaque fois qu’on veut s’inscrire à un service Web, devenir membre d’un réseau social ou ouvrir un compte dans un site Web quelconque, il faut ajouter manuellement toutes les informations personnelles nous concernant. Dans un avenir rapproché, tous ces outils parleront le même langage et pourront échanger ces informations, avec le consentement de l’utilisateur, bien sûr. C’est ce qu’on nomme l’interopérabilité. Il pourrait donc être possible d’importer ses contacts Facebook dans son compte Gmail, par exemple.

Le temps des environnements fermés est donc révolu! Les possibilités qui s’ouvrent à nous sont énormes!

En contrepartie, il sera également plus facile d’accéder à des informations privées. Il faudra donc réfléchir à de nouveaux moyens de protections.

Pour ma part, je crois profondément que la notion même de vie privée est en pleine mutation.

Biddy-Biddy-Boop

23 novembre 2007

L’utilisabilité, ça touche aussi les sons.

En voici d’ailleurs une très belle démonstration de Google.

Essayez pour voir. Euh… entendre. C’est gratuit.

1 800 GOOG-411

J’ai eu plusieurs fois des discussions à ce sujet au cours des dernières semaines. Les questionnements sont de plus en plus nombreux en lien avec la montée en puissance du géant du Web. L’acquisition de données personnelles peut certainement favoriser la création de valeur pour les internautes, mais fait également craindre la venue de Big Brother. Des voix s’élèvent afin de nous avertir de la possibilité du danger, dont cette initiative allemande.

Quelle est la véritable volonté des têtes dirigeantes de Google? Le partage de l’information ou le contrôle de l’information?

Bien que les observateurs soient nombreux, nous avons le droit et le devoir de nous poser ces questions. Personnellement, je suis plutôt calme et confiant, mais il faut quand même rester vigilant et prudent face à l’éventualité d’une telle menace.

Comme le montre bien cet article, il est de plus en plus possible, facile et pratique de se passer des fonctionnalités d’un système d’exploitation tel que Windows, Mac OS X ou Linux. En effet, le navigateur joue de plus en plus le rôle d’environnement d’exécution d’applications Web riches. On n’a qu’à penser aux outils de Google (Gmail, Google Document et tableur, Google Reader) pour s’en convaincre. Cette compagnie, d’ailleurs, ne se cache pas de vouloir ravir une bonne part de marché aux logiciels de bureau traditionnels.

L’avenir est au client léger. C’est à dire que les ordinateurs, comme on les connaît aujourd’hui, vont de plus en plus servir de terminaux d’accès aux données et applications qui sont directement sur le Web, au même titre que n’importe quelle plateforme d’accès tel que les téléphones cellulaires, les ordinateurs de poche et même ma Wii! ;)

De nombreux exemples en témoignent.

J’y reviendrai.

Suite à l’ouverture de Gmail, le courriel Web de Google, à la population en général, le géant du Web en a profité pour y ajouter, presque secrètement, une fonctionnalité plus qu’intéressante. Il est maintenant possible de recevoir ses courriels de n’importe quel compte, qu’ils soient d’autres courriels Web ou des courriels POP standards.

C’est à mon avis une très bonne nouvelle, considérant que Gmail est, sans contredit, le client de courriel Web qui offre la meilleure expérience et les fonctionnalités les plus poussées. Google possède d’ailleurs une des plus solide équipe d’experts en expérience utilisateur avec, notamment, Jeffrey Veen et Irene Au.

Seul bémol, Mail Fetcher n’est accessible que dans l’interface anglaise de Gmail pour l’instant.

Google continue donc de pousser le consommateur comme l’entreprise vers l’ère du tout Web, avec entre autres ses excellents Google Agenda, Google Document et Tableur et Google Reader.

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