Avec les lancements quasi simultanées, hier, de Google Friend Connect et de Facebook Connect, la portabilité des données personnelles est vraiment d’actualité. Les réseaux sociaux dépassent maintenant les limites de leurs sites respectifs pour tranquillement mais surement nous suivrent à travers les autres sites sur lesquels nous naviguons.
Voici un aperçu de ce que nous promet cette nouvelle ère du partage de l’information. Cette présentation a été réalisée par des membres de l’équipe de Razorfish, une des plus « vieilles » agences Web.
Véritable révolution ou simple progression de l’emprise de la pieuvre « sociale » sur nos identités?
Un aperçu du futur
12 août 2008
Malgré sa progression fulgurante, Internet n’en est qu’à ces premiers balbutiements. Il s’en est passés des choses en vingt ans et la fréquence des innovations ne ralentit pas. C’est beaucoup parce que, contrairement aux médias plus traditionnels, tels la télévision, la radio et les journaux, où le message, le fond, est grandement dépendant de la forme, sur Internet, le fond peut s’adapter à une multitude de formes. On n’a qu’à penser aux différents navigateurs Web, aux lecteurs (ou agrégateurs) de fils RSS et Atom, aux courriels, aux terminaux mobiles comme l’iPhone ou le BlackBerry, aux réseaux sociaux comme http://www.twitter.com et Facebook pour s’apercevoir qu’il existe de nombreux moyens de transmettre et de consulter des informations sur Internet.
Ainsi, les façons de consulter ces informations ne sont limitées que par l’imagination de l’être humain. Ceci dit, il n’est pas évident de créer des moyens de naviguer à travers un monde de données théoriquement illimitées de manière conviviale tout en étant en mesure de se retrouver.
Une équipe de designers de l’entreprise californienne Adaptive Path en collaboration avec Mozilla Labs s’est penchée sur la question suivante: comment pourrait évoluer l’expérience de navigation sur Internet au cours des prochaines années?
La vidéo suivante montre le fruit de leur réflexion.
Vous trouverez plus d’information sur Aurora sur le site d’Adaptive Path.
Progrès: technologique ET humain
29 janvier 2008
En tant que défenseur des droits des utilisateurs, je suis constamment partagé entre le vif intérêt que j’éprouve pour les avancées technologiques, communicationnelles et sociales vers lesquelles nous nous dirigeons à toute allure et le possible danger que tout dérape. Notamment, les possibilités du partage de données et du Web ambiant sont à la fois fantastiques et risquées: disparition de la vie privée, dépendance à la technologie, aux données, à certaines organisations…
Ce vidéo d’anticipation, bien qu’un peu alarmiste, illustre de façon intéressante ce futur «possible»:
Bien qu’un peu inquiet, je suis optimiste quant à la capacité de l’être humain de se prendre en mains et à ne pas tomber dans ces pièges. Il n’y a qu’à considérer l’ensemble des mouvements qui apparaissent partout autour du monde afin d’aider son prochain, de surveiller les abus et d’améliorer le monde pour se remonter le moral et reprendre confiance:
Livrel
17 janvier 2008
Depuis plusieurs mois déjà, mon ami Hugo et moi entretenons une discussion des plus intéressantes sur l’impact de la révolution numérique et de la venue de la société de l’information sur les droits d’auteur. Suite à la dégringolade de l’industrie du disque, nous nous sommes penchés sur la possible répétition du phénomène à l’endroit du monde du livre. Avant même la fameuse sortie du Kindle d’Amazon, Hugo était plutôt sceptique quant à une éventuelle adoption d’un quelconque format de livrel (livre électronique) par le grand public. De mon côté, j’y vois une fin inévitable.
Voilà qu’une citation récente de Steve Jobs a relancé notre débat.
Hugo
Monsieur Jobs est encore plus pessimiste que moi quant à l’avenir du livrel:
Today he had a wide range of observations on the industry, including the Amazon Kindle book reader, which he said would go nowhere largely because Americans have stopped reading.
“It doesn’t matter how good or bad the product is, the fact is that people don’t read anymore,” he said. “Forty percent of the people in the U.S. read one book or less last year. The whole conception is flawed at the top because people don’t read anymore.”
http://bits.blogs.nytimes.com/2008/01/15/the-passion-of-steve-jobs/
Ceci dit, je ne suis pas sûr que la statistique dont il se sert soit si pertinente que ça:
- 40% de la population américaine qui a lu un livre ou moins en 2007, est-ce une diminution ou une augmentation? Y a-t-il déjà eu dans l’histoire plus de 60% de lecteurs dans la population au grand complet?
- Quel créneau vise Amazon avec le Kindle? La population au grand complet, ou une minorité éduquée et financièrement à l’aise?
Simon
Et lire, ce n’est pas seulement lire des livres. Que fait-on de la translitteratie?
On lit plus que jamais!
J’aimerais bien savoir ce que Jobs pense du succès d’Amazon. Un soubresaut historique?
Je ne crois pas à la disparition du livre en tant que support car, contrairement à la musique, la naissance de la lecture est directement liée à son support, lequel est ancré dans les mœurs depuis des millénaires. Pas opposition, la musique sur support a une centaine d’années seulement. Cependant, on ne peut plus nier l’indépendance qu’a acquise l’écriture vis-à-vis le papier. La progression du sans-fil, le perfectionnement des interfaces, la prolifération des terminaux mobiles, l’amélioration des écrans va amener inévitablement, mais lentement, les lecteurs à délaisser le papier. Le livre comme objet de plaisir va rester. Mais, le livre comme source d’information est en déclin. Il ne faut pas oublier qu’il ne s’est jamais publié autant de texte qu’en ce moment et qu’une très grande proportion de ces textes ne se retrouvera jamais sur du papier.
Hugo
On est d’accord sur un point: à la limite, ce n’est pas la lecture mais le livre qui recule (ou qui stagne) face à la multiplication des canaux de diffusion d’information.
Je ne suis pas certain pour autant que le recul du papier va être intégral et inéluctable. À mon avis, le papier va demeurer prépondérant pour certaines applications, comme la lecture de textes longs (notamment pour le divertissement). Et puis, peut-être qu’un jour les nouveaux dispositifs d’affichage, comme l’E Ink du Kindle, vont avoir suffisamment maturé et évolué pour constituer une réelle alternative au papier, mais en attendant, la plupart des sites de quotidiens ou de publications spécialisés ajoutent des boutons «imprimer» à leurs articles, ergonomie oblige…
Je ne suis pas certain non plus que le modèle radicalement DRM-isé d’Amazon (et des autres diffuseurs) va demeurer la norme, à long terme. L’un des intérêts du livre, au-delà de sa portabilité, c’est sa partageabilité — caractéristique essentielle au phénomène profondément humain du partage de la connaissance et de l’expérience. Information wants to be free. Sans oublier que la partageabilité est profitable dans la mesure où elle accroît la visibilité des auteurs et des éditeurs (cf. la découverte de nouveaux groupes de musique via le téléchargement).
Et tout ça, c’est sans compter, comme tu le soulignes, le côté «anthopologique», voire folklorique, du livre en tant qu’objet. Si on fabrique encore des 33 tours en vinyle pour les amateurs, on va bien continuer à imprimer des livres pendant quelques décennies aussi… Surtout si les lecteurs «vieille école» (j’allais écrire «luddites») comme moi persistent dans leur refus de la lecture électronique. La qualité de l’expérience de la lecture (au sens UxD du terme) tient bien entendu surtout au texte (ce qui est transmis) mais aussi en partie au livre (le vecteur de transmission). À preuve, on préfère généralement les éditions cartonnées aux éditions de poche, ne serait-ce que pour le poids de l’objet, la qualité de son papier et de sa colle, la souplesse de sa reliure… De la même façon que la plupart des gens préfèrent payer plus cher pour voir un film au cinéma que l’attendre sur DVD (ou même que le télécharger gratos). L’expérience est difficilement remplaçable.
Simon
On est d’accord sur plusieurs points:
- Ce n’est pas la lecture qui recule, mais le livre
- La multiplication des canaux de diffusion et d’information en est une des principales causes
- Ce n’est pas la fin du papier, de par ses aspects culturels et expérientiels
- La technologie qui remplacera le livre au niveau de l’expérience utilisateur n’existe pas encore (le Kindle est à chier!)
- D’importants changements sociaux (par ailleurs inévitables), notamment en lien avec la question des droits d’auteurs et donc de la partageabilité, sont conditionnels au succès du livrel ou de tout autre principe de distribution numérique des livres (foutus DRM!)
Finalement, notre principal point de désaccord est au niveau de la rapidité du phénomène.
Qu’en pensez-vous?
Le futur du Web, la suite
26 septembre 2007
Pour faire suite à mon précédent billet, voici un deuxième article de Richard MacManus de Read/Write Web sur les tendances du Web. Cette fois-ci, il y va vraiment plus à fond dans la prédiction futuriste, mais la plupart des points qu’il présente sont tout à fait pertinents et bel et bien amorcés. Je dis la plupart car il se laisse aussi allé un peu à l’humour.
Le futur du Web
6 septembre 2007
Voici un article fort pertinent et intéressant de Read/WriteWeb en ce temps de grands changements sur le Web. On y décrit de façon claire et concise les principales tendances qui vont orienter le Web dans les prochaines années. Soient:
- Le Web sémantique
- L’intelligence artificielle
- Les mondes virtuels
- Le Web mobile
- L’économie de l’attention
- Les sites Web en tant que services
- La vidéo en ligne / la TV Internet
- Les
RIA - Le Web internationnal
- La personnalisation
À lire absolument pour tous les professionnels du Web!
L’avenir de la révolution médiatique
21 juin 2007
Je suis un grand fan de science-fiction! C’est un excellent moyen d’observer l’humanité contemporaine à partir d’un angle différent: le futur. Elle nous permet de mieux juger de la véritable valeur de nos actions en imaginant les conséquences possibles. Et non seulement du point de vue technologique, mais également, et surtout, sociologique et philosophique. Un jour, je vous partagerai quelques-unes de mes lectures préférées.
Ces vidéos d’anticipation analysent des directions que pourrait prendre la révolution médiatique actuellement en cours. Certes un peu alarmistes, elle font quand même un bilan intéressant de ce qui s’est passé jusqu’à maintenant et nous éveillent quant aux possibles bienfaits et dangers.
Via N’ayez pas peur
Cette vidéo est un peu plus vielle, mais demeure quand même pertinente.
Décidément, ils ont de l’imagination ces italiens!


