Selon les commentaires entendus et de mon propre avis, cette première édition fut un franc succès! Nous étions une vingtaine de passionnés de l’expérience utilisateur de tout horizons à échanger de manière informelle et conviviale dans l’environnement, ma foi, fort agréable du Pub Galway. Nous avons abordés des sujets tout autant philosophiques que techniques des pratiques et des enjeux du vaste monde de l’expérience utilisateur.

L’image suivante présente une brève synthèse du déroulement de la soirée:

Synthèse du UXCamp Québec

J’en profite pour remercier tout le monde de leur généreuse participation! Mon seul regret est de ne pas avoir pu parler directement avec chacun!

Je crois qu’on peut affirmer que nous avons tous hâte à la prochaine édition!

Ayant très à coeur les bonnes pratiques en expérience utilisateur de même que la collaboration entre pairs, j’ai eu l’idée d’organiser un événement: le UXCamp Québec. Celui-ci rassemblera experts en utilisabilité, architectes d’information et autres designers d’interaction afin d’échanger sur notre discipline et nos pratiques autour d’un verre.

Dans la tradition des barcamps, la non-conférence sera alimentée en sujets par les participants eux-mêmes. Chacun pourra proposer des thèmes à l’avance ou sur place afin de susciter la discussion avec ses pairs. Un animateur s’assurera de l’enchainement des présentations ainsi que de maintenir une certaine cohérence dans nos discussions.

Le tout aura lieu le 24 mars, de 17h à 21h, au Pub Galway, à Québec.

Pour plus de détails, rendez-vous sur la page de l’événement.

Alors, que vous soyez un professionnel ou un apprentis de l’expérience utilisateur, vous êtes bienvenue!

Il y a déjà plus d’une semaine qu’elle s’est déroulée, mais… bon… il faut croire qu’on est pas mal occupé!

Voilà donc enfin le document de présentation de la conférence que Hugo et moi avons donnée au sujet du processus de conception centré sur les utilisateurs (CCU).

Il est toujours étonnant de constater à quel point ce vaste domaine est peu connu! On a du pain sur la planche!

Quoi de mieux pour définir le design d’expérience utilisateur que de préciser ce que ce n’est pas.

Me voilà ambassadeur

13 décembre 2007

Eh oui, vous pouvez désormais m’affubler du titre d’ambassadeur local pour UXnet. ;-)

Tout ça uniquement pour dire que j’ai entâmé des démarches pour créer une communauté de professionnels de l’expérience utilisateur à Québec. Je suis persuadé qu’en nous regroupant nous pourrons devenir meilleurs et pousser plus loin notre domaine d’activité.

Pour en savoir plus, je vous invite donc à visiter le blogue officiel de UXnet – Québec (ça, c’est le nom de la communauté) et à vous inscrire au groupe sur Facebook.

Un bravo à IGA pour avoir placé une affiche sur sa porte d’entrée qui dit: « Avez-vous oublié vos sacs écologiques dans votre voiture? » Voilà une bonne manière d’inculquer une nouvelle habitude à une clientèle.

Un blâme à IGA pour avoir placé le papier hygiénique fait de fibres recyclées de Cascade dans le département des produits biologiques. Ce département, que j’aime bien d’ailleurs, n’est pas fréquenté par tout le monde. La meilleure façon de sensibiliser un grand nombre de personnes serait de placer ce produit directement à côté des marques populaires de papier hygiénique. Sur ce blâme, j’ai une réserve: est-ce vraiment IGA qui a décidé de le placer à cet endroit?

Méthodologie

17 août 2007

Une personne m’a demandé de lui décrire brièvement ma méthode de travail. Trouvant le résultat intéressant, je vous le partage ici:

  • Analyse des besoins : comprendre les véritables enjeux au-delà de ce que dit ou pense le client
  • Analyse du contexte: bien comprendre la réalité du client et des utilisateurs par de la recherche
  • Définition des objectifs (réalistes, concrets et mesurables)
  • Planification stratégique: choisir la solution qui permettra l’atteinte des objectifs
  • Plan d’ensemble: déterminer les éléments de contenu et les fonctionnalités
  • Architecture de l’information et design d’interaction: construire le squelette de la solution (arborescences et diagrammes qui présentent sa structure et son comportement)
  • Design d’interface: créer les maquettes schématiques (wireframes)
  • Suivi de la production: effectuer le suivi de la création du contenu, du design visuel, du développement et de l’intégration afin d’assurer la meilleure expérience utilisateur de la solution finale (accessibilité, crédibilité, esthétisme, utilisabilité, optimisation pour les moteurs de recherche)
  • Recherche utilisateur: tester l’expérience utilisateur avec de vrais utilisateurs tout au long du processus de création
  • Mesure et analyse de l’efficacité : vérifier l’atteinte ou non des objectifs
  • Agilité: livrer fréquemment, s’ajuster rapidement

Ceci dit, il ne faut pas oublier que chaque projet a ses particularités. Il est rare, en effet, que le processus se déroule de façon linéaire et qu’on franchisse les étapes dans l’ordre parfait.

Suite à l’ouverture de Gmail, le courriel Web de Google, à la population en général, le géant du Web en a profité pour y ajouter, presque secrètement, une fonctionnalité plus qu’intéressante. Il est maintenant possible de recevoir ses courriels de n’importe quel compte, qu’ils soient d’autres courriels Web ou des courriels POP standards.

C’est à mon avis une très bonne nouvelle, considérant que Gmail est, sans contredit, le client de courriel Web qui offre la meilleure expérience et les fonctionnalités les plus poussées. Google possède d’ailleurs une des plus solide équipe d’experts en expérience utilisateur avec, notamment, Jeffrey Veen et Irene Au.

Seul bémol, Mail Fetcher n’est accessible que dans l’interface anglaise de Gmail pour l’instant.

Google continue donc de pousser le consommateur comme l’entreprise vers l’ère du tout Web, avec entre autres ses excellents Google Agenda, Google Document et Tableur et Google Reader.

Pourquoi stratège Web?

5 février 2007

En réponse au courriel d’une lectrice, je vais expliquer pourquoi j’ai choisi de me donner le titre de stratège Web.

Je tiens d’abord à préciser une chose: un titre n’a pour fonction que de donner une idée du rôle professionnel d’une personne et non de circonscrire l’ensemble de ses compétences en une seule expression.

En ce sens, j’ai choisi un titre volontairement flou, pour éviter qu’on me cantonne dans une des disciplines typiques du Web que sont la programmation ou le design graphique, par exemple. Cependant, je le juge suffisament clair pour qu’on comprenne que j’interviens dans le processus de conception de sites et d’applications Web et non pas dans la production en tant que telle.

Ensuite, pourquoi ne pas utiliser analyste Web? Parce que, selon moi, les tâches d’un analyste sont orientées plus sur l’observation, tandis que le stratège est plus axé sur l’action.

Et pourquoi pas architecte de l’information, designer d’interaction ou expert en utilisabilité? Parce que ces professionnels de l’expérience utilisateur sont des spécialistes et que je me considère beaucoup plus comme un généraliste. Enfin, pour l’instant. Le terme stratège souligne justement à mon avis cette vision d’ensemble. De plus, ces professions se recoupent énormément et je m’inspire des approches de chacune.

Finalement, pourquoi ne pas utiliser l’expression expérience utilisateur dans mon titre? Parce que, comme les expressions architecture de l’information, design d’interaction et utilisabilité, ce terme est peu connu du commun des mortels, du moins en français. À mon avis, stratège Web est plus évocateur et moins limitant dans l’esprit de la plupart des gens.

Tout en étant conscient des faiblesses de cette expression, je trouve qu’elle décrit passablement bien mon activité professionnelle. Ceci dit, c’est aussi une question de goût. Mon titre pourrait être tout autre qu’il ne perdrait pas en valeur. Je me présente d’ailleurs parfois comme un designer d’expérience utilisateur.

Au fond, le but est uniquement qu’on saisisse rapidement ce que je fais.

Les moteurs de recherche aussi veulent nous proposer une meilleure expérience utilisateur. En voici deux tentatives.

La première, Ms Dewey, se présente sous l’apparence d’une élégante femme au sens de l’humour développé qui se permet de commenter nos recherches. Amusant au début, on en vient, après quelques minutes seulement, à conclure que ce n’est pas parce que c’est drôle que c’est efficace. En excluant l’interface d’affichage des résultats qui est plus que douteuse, l’animation perpétuelle et les commentaires ridicules deviennent rapidement lassant et nous distraits de ce qu’on vient faire sur un moteur de recherche. Une curiosité, sans plus.

La deuxième, par contre, est beaucoup plus intéressante. SearchMash est un moteur de recherche expérimental tout droit sorti des laboratoires de Google. Le géant du Web veut ainsi, aussi discrètement que possible, proposer aux utilisateurs une interface différente de celle à laquelle on est habitué afin d’en évaluer la perception par les utilisateurs. Le tout est un peu lourd, mais quand on se rappelle que ce n’est qu’une expérience grandeur nature, on pardonne vite. Sans être radicalement nouvelles, plusieurs fonctionnalités intelligentes rendent l’outil passablement convivial et efficace. Il faut dire qu’il a de qui tenir!

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