Note: Ce billet a été rédigé dans le cadre du cours e-marketing et CRM (commentaire no 1). Même si vous ne suivez pas ce cours, vous êtes cordialement invité à lire ce billet tout à fait dans la lignée du contenu habituel de mon blogue.

La venue d’Internet a changé le monde. Il est même difficile d’en mesurer toute l’ampleur. L’information circule plus librement et, par le fait même, est devenue beaucoup plus accessible; les limites de la créativité se sont grandement élargies comme les possibilités de collaboration; de nouvelles formes de communications sont apparues et d’autres tendent à diminuer d’importance; les interactions entre individus et organisations sont en pleine mutation et, bien sûr, les opportunités d’affaires se sont multipliées.

Par contre, la venue d’Internet n’a pas tout changé. Les humains sont restés humains. Nous n’avons pas changé nos habitudes du jour au lendemain seulement parce que de nouvelles possibilités sont apparues. Notre besoin de concret, de contact humain, de toucher, de sentir, de voir de nos propres yeux sont toujours présents. De même, pour les organisations, toute structure ou méthode éprouvée n’est pas à rejeter du revers de la main.

En fait, la progression d’Internet fut tellement fulgurante qu’elle a dépassé la capacité d’adaptation de la société. Mais, il ne faut pas nier non plus que la société a évolué et qu’elle évolue constamment. J’oserais même dire qu’elle évolue plus rapidement que jamais.

Ainsi, les entreprises doivent impérativement ajuster leurs stratégies, tout en restant prudentes et réalistes. Contrairement à ce qu’on pourrait le croire, Internet rend les affaires de plus en plus proche de l’humain. Ceci dit, il est loin d’être aisé, pour les gestionnaires d’aujourd’hui, de rester à jour face à ces nouvelles réalités et, surtout, aux changements continuels.

Surcharge d’information

2 octobre 2007

Au secours!

Mes champs d’intérêt sont trop variés! Il y a trop de textes et de sites Web captivants!

Je suis abonné, au moment où j’écris ces lignes, à 479 flux RSS ou Atom dans Google Reader et je ne cesse d’en ajouter, ce qui me demande de gérer environ un millier de nouveaux billets quotidiennement. Aussi, j’ai à trier les courriels de dizaines de listes de diffusion et infolettres auxquelles je suis inscrit. Et je ne compte plus mes très nombreux signets à lire dans del.icio.us. De plus, j’ai régulièrement 10, 20 ou 30 onglets ouverts en même temps dans Firefox.

Bon, je suis peut-être un cas isolé, mais la réalité est quand même que la quantité d’information disponible au commun des mortels, sur tous les domaines, est en explosion sur le Web. Aussi, et surtout, les moyens d’accéder et de consulter ces informations se multiplient. En plus de ceux que j’ai nommé plus haut, on peut, par exemple, penser à Google Alerts: ce service permet d’être informé par courriel de tout changement dans les résultats de recherche, les nouvelles, les vidéos et les groupes de discussion de Google, en fonction d’une simple sélection de mots clés. Vous imaginez facilement la quantité de courriels qui pourrait submerger votre boîte de réception!

Donc, on peut se retrouver aisément devant une situation, comme la mienne, où l’information nous est acheminée à une bien plus grande vitesse que ce qu’on est humainement capable de consommer.

Alors, comment peut-on gérer une si grande affluence d’information pertinente? Que faire quand on veut tout savoir sur un sujet donné ou même, parfois, quand on veut seulement se tenir à jour dans un domaine très actif? C’est bien pire quand on a, comme moi, des intérêts variés!

Je n’ai malheureusement pas de réponse.

Certes, comme nous en fait part Scoble, il existe des agrégateurs, tel que Techmeme, qui fouillent le Web de façon automatique et qui recensent les nouveaux articles sur un sujet donné en évitant les redondances et en écartant les informations de moindre importance. Cependant, ces outils sont efficaces pour des sujets fixés à l’avance et plutôt vastes et explorent des sites Web définis. Ainsi, il n’existe toujours pas d’outil capable d’analyser le Web dans son ensemble et de générer une synthèse de l’actualité d’une sélection pointue et personnalisée de sujets.

Par conséquent, la sémantisation du Web aidera certainement à faciliter l’absorption de l’information. En effet, en structurant clairement et précisément un contenu, de façon standard, les machines seraient plus facilement capables d’extraire le sens de ce contenu et ainsi de traiter et classer l’information pour mieux nous la présenter. Déjà, il y a une prolifération d’outils qui croisent et mettent à profit les données, lesquelles sont disponibles en quantité sur le Web, afin de leur ajouter de la valeur. Ils ne restent qu’à appliquer ce principe au contenu textuel.

Le problème est que cette sémantisation implique une certaine qualité de rédaction et surtout de codage qui est relativement difficile à atteindre de par la diversité quasi infini des créateurs de contenu et, plus simplement, de par le caractère humain de ces auteurs. Les imperfections, qui seront toujours présentes, ne rendent pas la lecture et la compréhension impossibles, mais certainement plus ardue, surtout pour des machines. Il n’empêche qu’à terme des programmes pourront plus facilement décoder la grande quantité d’information, nous la prémâcher et nous la livrer d’une manière plus concise, ce qui nous demandera passablement moins d’efforts qu’aujourd’hui.

Pour en arriver là, une plus grande prise de conscience de l’importance du Web sémantique sera nécessaire de la part des créateurs de contenu. Il reste donc beaucoup de chemin à parcourir. Pourtant, nous ne sommes plus si loin de cette réalité.

D’ici là, il me reste deux solutions: m’armer de courage devant la tonne d’information ou, plus raisonnablement, tolérer une certaine dose d’ignorance.

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