J’ai eu droit à un public curieux et ouvert, hier matin, lors de ma conférence. En effet, ces intervenants en employabilité m’ont posé beaucoup de questions afin de mieux comprendre comment cette nouvelle réalité influence le marché du travail et aussi comment ils peuvent mieux accompagner leurs clients à s’adapter à tout ceci. On m’a même demandé de prolongé l’échange au-delà des heures prévues! Merci beaucoup de votre participation et de votre intérêt!

Cette conférence avait lieu dans le cadre du colloque annuel du RQuODE (Réseau québécois des organismes en développement de l’employabilité).

Voici le document de présentation:

Le point

10 mars 2008

  • Maison: 9 jours après le dégât d’eau, les inspecteurs, évaluateurs, estimateurs et autres experts « pré-action » ont fini de faire plusieurs fois le tour de ma maison. Les travaux ont pu commencer. Le plus pénible, ce n’est pas le dégât lui-même, c’est la négociation avec les assurances.
  • Anniversaire: Je frôle la trentaine. Bof, j’ai déjà des rides et des cheveux blancs. Belle occasion, par contre, pour me doter d’un iPod Touch. Je plonge enfin véritablement dans l’univers du Web mobile!
  • Emploi: Pas de niaisage! J’ai un nouvel emploi! Je suis désormais architecte de l’information chez Nurun. Meilleure fonction, meilleures conditions, meilleure vision d’entreprise, meilleurs défis… Bref, je suis content! Merci à tous ceux qui se sont préoccupés de mon sort!

Une vieille habitude

19 février 2008

Eh oui! Me voilà de retour sur le marché des chercheurs d’emploi! Je compte bien ne pas trop faire durer le plaisir.

Je recherche donc un employeur fonceur, passionné, dynamique, ouvert, gentil, qui ne bave pas et qui ne perd pas trop son poil. ;-) Si vous vous reconnaissez, vous savez où me trouver. J’aime beaucoup découvrir de nouvelles personnes!

Sinon, j’apprécierais que vous passiez le mot!

Je suis également ouvert à la pige.

Les bancs d’école

28 janvier 2008

Je viens de débuter, cet hiver, un DESS en affaires électroniques à l’Université Laval. Bien qu’ayant quelques années d’expérience, je me disais que ça ne causerait pas de tort d’approfondir mes connaissances. Il ne faut pas le nier, je considère que c’est également une démarche qui vise à acquérir une plus grande reconnaissance professionnelle de la part des employeurs et clients.

Le hic, c’est qu’il faut travailler fichtrement fort pour obtenir ce bout de papier! ;-) Mais j’ai bien l’intention d’en profiter pour m’amuser. Ainsi, je vise de prendre ce que je peux prendre et de donner ce que je peux donner (là, je ne parle pas de l’augmentation des frais de scolarité). C’est ça l’esprit du Web, non: l’échange, l’interactivité, la communauté.

Vous verrez apparaître sur ce blogue des billets rédigés dans le cadre de mon cours sur le e-marketing. Si ça vous intéresse, j’ai créé un fil qui regroupera uniquement ces billets.

Aujourd’hui fut la première journée de mon nouvel emploi. Me voilà donc officiellement analyste et stratège Web chez BMG Multimédia. Je suis très content de faire partie de cette équipe talentueuse et énergique! Joindre les rangs d’une boîte déjà reconnue et participer à la pousser un peu plus loin est un défi très stimulant!

Malgré la faible productivité de ma journée, je suis plutôt fatigué. L’adaptation aux nouveautés demande une certaine quantité d’énergie que la routine nous épargne. J’ai ainsi très hâte d’avoir acquis un relatif confort qui me permettra de donner le meilleur de moi-même. Enfin… le moi-même professionnel. L’autre moi-même, je le garde pour ma famille.

Sans me servir de mon blogue comme d’un outil de communication officiel, je continuerez de vous partager avec grand plaisir certaines de mes expériences professionnelles.

Fin d’un long silence. Malgré sa simplicité, ce silence témoigne plutôt d’une certaine complexité…

Ainsi, je termine ici (enfin!) ma série de billets relatant mes aventures en tant que chercheur d’emploi. Ce n’est par contre pas LA fin. En fait, de nos jours, une carrière se définie par la somme des différentes expériences de travail et des (nombreuses et parfois longues mais combien riches) périodes transitoires. C’est plutôt la fin d’une étape.

Au cours des derniers mois, j’ai navigué d’un statut à l’autre (employé d’une petite agence, associé, chômeur, travailleur autonome, Montréalais, conférencier, employé syndiqué d’une grosse boîte corporative, sans oublier blogueur) et d’un titre à l’autre (chargé de projet, designer d’expérience utilisateur, architecte de l’information, technicien en affaires électroniques, analyste et stratège Web). Ce voyage m’aura appris beaucoup, notamment sur l’utilisation du Web pour gérer sa réputation numérique et particulièrement sa réputation professionnelle.

En effet, les blogues et réseaux sociaux sont des outils formidables pour gérer ses relations professionnelles, pour se faire valoir, pour communiquer. Cependant, force est de constater que l’outil ne fait pas le travail sans qu’on déploie un certain niveau d’effort. Et un de ces efforts constitue de contrôler ce qu’on dit et ce qu’on ne dit pas, ou plutôt ce qu’on écrit et ce qu’on n’écrit pas.

Je me suis fréquemment retrouvé en situation où le fait de révéler certains détails de ma recherche d’emploi pouvait en compromettre le résultat. Ainsi, par exemple, je ne pouvais pas divulguer qu’une entreprise m’avait fait une offre ferme quand je savais pertinemment qu’une autre avait un œil sur moi. J’ai même dû cacher (ou, disons, ne pas faire étalage) que j’avais commencé un emploi à un moment où j’étais au courant qu’une autre organisation s’apprêtait à me faire une proposition.

Je me suis donc adonné à tout un jeu de divulgations et de rétentions d’informations qui était de fait très stimulant mais somme toute un peu fatigant.

Finalement, c’est complètement contraint au silence que j’ai terminé mes démarches complexes.

Aujourd’hui, j’ai heureusement atteint un certain niveau de stabilité professionnel qui implique un emploi intéressant pour un employeur intéressant dans un lieu intéressant et à des conditions intéressantes. Sans diminuer ma présence en ligne, je cesse de jouer au jeu de la chasse à l’emploi par un contrôle méticuleux de l’information.

Voilà ce que je considère une fin.

Enfin, je passe à une autre étape de ma vie dans la joie!

Patience! Vous aurez du nouveau à vous mettre sous la dent à mon sujet d’ici peu.

Une chose est sûre: la recherche d’emploi implique des questionnements profonds à propos des véritables valeurs qui nous animent.

  • Le travail: Comment envisage-t-on notre carrière? Comment bien équilibrer réalisation personnelle, possibilité d’avancement et plaisir?
  • L’argent: Que vaut notre travail? Quel prix est-on prêt à payer pour avoir plus d’argent?
  • La localité: Dans quel milieu veut-on vivre? Quelle importance ont la nature, la culture, la qualité de vie, la beauté, le temps?
  • La famille: Comment s’épanouir individuellement et collectivement? Comment utiliser le temps où je ne suis pas avec ma famille pour ajouter de la valeur au temps que je passe avec ma famille?

De longues heures de réflexion ardue et épuisante… Mais ça remet les choses à la bonne place!

Méthodologie

17 août 2007

Une personne m’a demandé de lui décrire brièvement ma méthode de travail. Trouvant le résultat intéressant, je vous le partage ici:

  • Analyse des besoins : comprendre les véritables enjeux au-delà de ce que dit ou pense le client
  • Analyse du contexte: bien comprendre la réalité du client et des utilisateurs par de la recherche
  • Définition des objectifs (réalistes, concrets et mesurables)
  • Planification stratégique: choisir la solution qui permettra l’atteinte des objectifs
  • Plan d’ensemble: déterminer les éléments de contenu et les fonctionnalités
  • Architecture de l’information et design d’interaction: construire le squelette de la solution (arborescences et diagrammes qui présentent sa structure et son comportement)
  • Design d’interface: créer les maquettes schématiques (wireframes)
  • Suivi de la production: effectuer le suivi de la création du contenu, du design visuel, du développement et de l’intégration afin d’assurer la meilleure expérience utilisateur de la solution finale (accessibilité, crédibilité, esthétisme, utilisabilité, optimisation pour les moteurs de recherche)
  • Recherche utilisateur: tester l’expérience utilisateur avec de vrais utilisateurs tout au long du processus de création
  • Mesure et analyse de l’efficacité : vérifier l’atteinte ou non des objectifs
  • Agilité: livrer fréquemment, s’ajuster rapidement

Ceci dit, il ne faut pas oublier que chaque projet a ses particularités. Il est rare, en effet, que le processus se déroule de façon linéaire et qu’on franchisse les étapes dans l’ordre parfait.

Ce billet a principalement pour but de rassurer mes lecteurs (eh oui, j’ai des lecteurs) et de calmer mes fans (bon, là j’exagère un peu, mais il y a quand même quelques personnes qui m’ont demandé d’écrire davantage). Non, je ne suis pas mort. Je me porte d’ailleurs très bien. Je poursuis, tranquillement mais surement, mes démarches de recherche d’emploi, ponctuées de trempettes dans ma piscine.

Plus sérieusement, je trouve fascinant de voir à quel point mon « identité numérique » peut jouer un rôle important dans mes démarches actuelles. Mes employeurs potentiels consultent mon blogue, mon profil LinkedIn et effectuent des recherches sur moi dans Google. N’essayez pas de le nier, je le sais. Et c’est très bien ainsi.

Il est donc de plus en plus important de soigner son image sur le Web, notamment à travers les commentaires laissés sur des blogues, les différentes messageries instantanées et les profils de réseaux sociaux, car les gens qui veulent en savoir plus sur vous sont maintenant en mesure de trouver plus d’information.

Je pousserai l’analyse sur ce sujet dans un futur billet.

Quelle semaine! Il y a de l’action! Je fais des propositions pour plein de projets, j’ai offert mes services à un nombre record d’entreprises, je suis convoqué à deux entrevues et on n’est qu’à la deuxième journée (enfin, journée ouvrée).

Dans ce billet, je tenais à me pencher sur une réalité trop souvent ignorée: le paradoxe de la recherche d’emploi.

Qu’est-ce que j’entends par là? Eh bien, comme vous le savez, la recherche d’emploi est une situation temporaire, bien que potentiellement récursive, dans la carrière complexe d’un travailleur contemporain. Et, pendant cette période, une personne se doit d’utiliser des compétences qui ne sont pas nécessairement propres à son domaine d’activité professionnel. C’est normal et c’est même souhaitable. La recherche d’emploi doit s’effectuer de façon active et, pourquoi pas, être l’occasion de se développer personnellement et professionnellement.

Par contre, le problème est, à mon sens, quand un chercheur d’emploi doit, pour se faire embaucher, faire preuve d’aptitudes qui n’ont aucun lien avec l’éventuel travail. Je pense, en particulier, aux talents de vendeurs qu’il faut très souvent mettre de l’avant auprès des employeurs. Je connais beaucoup de gens passionnés, qualifiés, compétents et humains qui ne sont nullement aptes à la vente. Ainsi, lorsque vient le temps de se présenter à un employeur potentiel, il leur est très difficile de mettre en valeur leur véritables forces. D’où le paradoxe.

Un employeur est un être humain (eh oui, même si j’en surprends peut-être plus d’un) et un être humain prend ses décision en fonction de ses émotions, quoi qu’on en dise. C’est pourquoi l’utilisation du marketing personnel, ou l’art de convaincre par les émotions, garde toute son importance. Cependant, le chercheur d’emploi est un être humain également. Toute personne n’étant pas égale, tous ne réussiront pas à convaincre. L’injustice tient du fait qu’il n’y a rien qui garantit que la personne la plus compétente pour le poste est la personne la plus convainquante.

J’invite donc les employeurs à reconsidérer leurs méthodes de sélection selon le profil véritablement recherché et non seulement selon le profil désiré, tout comme j’encourage les chercheurs d’emploi à développer leur petit côté vendeur. Car, même si cela peut être parfois perçu négativement, c’est une attitude fortement mise en valeur dans notre société.

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