Il y a déjà plus d’une semaine qu’elle s’est déroulée, mais… bon… il faut croire qu’on est pas mal occupé!

Voilà donc enfin le document de présentation de la conférence que Hugo et moi avons donnée au sujet du processus de conception centré sur les utilisateurs (CCU).

Il est toujours étonnant de constater à quel point ce vaste domaine est peu connu! On a du pain sur la planche!

Engagez vos utilisateurs!

23 février 2010

Dans le cadre d’un 5 à 7 de la VETIQ, le 2 mars prochain, je donnerai, avec mon ami Hugo Tremblay, une conférence sur le processus de conception centré sur les utilisateurs.

La conception d’un site Web performant, comme celle de n’importe quel produit ou service par ailleurs, nécessite de l’expertise et une certaine dose de talent. Ceci dit, on néglige trop souvent le fait que les utilisateurs eux-mêmes peuvent également nous être d’une très grande utilité lors du processus de conception. Il existe, en effet, une foule d’outils et de techniques nous permettant d’obtenir de l’information pratique de la part de ceux pour qui, finalement, nous effectuons tous ces efforts. Ils seront les premiers à bénéficier de nos réalisations et, par le fait même, ils seront les juges les plus sévères. Alors, pourquoi se passer de leur apport?

Pour vous inscrire, rendez-vous sur le site de la VETIQ.

Pourquoi stratège Web?

5 février 2007

En réponse au courriel d’une lectrice, je vais expliquer pourquoi j’ai choisi de me donner le titre de stratège Web.

Je tiens d’abord à préciser une chose: un titre n’a pour fonction que de donner une idée du rôle professionnel d’une personne et non de circonscrire l’ensemble de ses compétences en une seule expression.

En ce sens, j’ai choisi un titre volontairement flou, pour éviter qu’on me cantonne dans une des disciplines typiques du Web que sont la programmation ou le design graphique, par exemple. Cependant, je le juge suffisament clair pour qu’on comprenne que j’interviens dans le processus de conception de sites et d’applications Web et non pas dans la production en tant que telle.

Ensuite, pourquoi ne pas utiliser analyste Web? Parce que, selon moi, les tâches d’un analyste sont orientées plus sur l’observation, tandis que le stratège est plus axé sur l’action.

Et pourquoi pas architecte de l’information, designer d’interaction ou expert en utilisabilité? Parce que ces professionnels de l’expérience utilisateur sont des spécialistes et que je me considère beaucoup plus comme un généraliste. Enfin, pour l’instant. Le terme stratège souligne justement à mon avis cette vision d’ensemble. De plus, ces professions se recoupent énormément et je m’inspire des approches de chacune.

Finalement, pourquoi ne pas utiliser l’expression expérience utilisateur dans mon titre? Parce que, comme les expressions architecture de l’information, design d’interaction et utilisabilité, ce terme est peu connu du commun des mortels, du moins en français. À mon avis, stratège Web est plus évocateur et moins limitant dans l’esprit de la plupart des gens.

Tout en étant conscient des faiblesses de cette expression, je trouve qu’elle décrit passablement bien mon activité professionnelle. Ceci dit, c’est aussi une question de goût. Mon titre pourrait être tout autre qu’il ne perdrait pas en valeur. Je me présente d’ailleurs parfois comme un designer d’expérience utilisateur.

Au fond, le but est uniquement qu’on saisisse rapidement ce que je fais.

La logique ou le pratique?

28 septembre 2006

Lors de la création de sites Web, les designers ont tendance à être trop logiques en classant les éléments de contenu uniquement selon leur nature. En effet, souvent, les comportements des êtres humains sont plutôt basés sur des critères irrationnels.

Don Norman explique dans ce très intéressant article la différence entre le classement logique que l’on nomme taxinomie, «taxonomy» en anglais, et un classement basé sur le comportement, la «taskonomy».

Il est tout à fait pertinent, lorsqu’il n’y a pas de contexte particulier, comme par exemple au moment où l’on pénètre pour une première fois dans un supermarché, d’organiser logiquement l’information. Les utilisateurs pourront plus aisément se repérer: les fruits et légumes en entrant à droite, les aliments congelés au fond à gauche. Par contre, une fois qu’une activité est entamée, il peut être plus pratique de classer les éléments en fonction de la tâche. Par exemple, un bon supermarché va placer la bière à côté des croustilles. Un client qui a une fringale risque ainsi de se laisser tenter par l’appel rafraîchissant d’une bonne rousse.

Sur le Web, la bonne solution est de bien équilibrer organisation orientée sur l’activité et organisation logique pour rendre la navigation plus fluide et intuitive.

(La lecture de cet article m’a donné une furieuse envie de me procurer un Palm Treo 700p!)

La règle du clic unique

7 septembre 2006

Fred Cavazza, une référence importante dans le monde francophone du marketing Web et de l’expérience utilisateur, vient de publier un article sur ce qu’il appelle «la règle du clic unique».

Ce que je retiens principalement est que, devant la surabondance d’information (encore une fois), l’utilisateur fera de moins en moins d’effort pour trouver l’information qu’il recherche sur un site en particulier, car il sait très bien qu’en moins de temps il pourra la trouver ailleurs. Aussi, l’entreprise qui ne fournira pas l’information recherchée par les visiteurs en sera blâmé.

J’entends encore mon client me dire que le fait de ne pas donner toute l’information sur son produit est un incitatif pour le visiteur à contacter l’entreprise!

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