Le règne absolu de l’écran, du clavier et de la souris comme moyen de communiquer avec la machine tire à sa fin. Qu’est-ce qui les remplacera? La réponse n’est pas unique.

En même temps que la quantité d’interactions entre les humains et les machines, les types d’interfaces nécessaires à ces interactions se multiplient à une vitesse folle. On n’a qu’à penser à l’écran tactile du iPhone et à la manette de la console Wii qui réagit aux mouvements pour s’en convaincre. Ainsi, les moyens dépassent en nombre les tâches à accomplir.

Est-ce que tout cela va trop vite? Ne change-t-on pas nos pratiques plus vite que notre capacité d’adaptation le permet? Je pense qu’il y a tout lieu de se poser ces questions.

Si on pense seulement aux différentes façons de se connecter à Internet – le classique navigateur, les fils RSS, les widgets, les RIA… – l’internaute moyen a de quoi en perdre son latin! Somme-nous réellement à la recherche d’efficacité ou sommes-nous simplement friands de nouveautés? La multiplication des types d’interfaces n’est-elle pas plutôt la conséquence d’une banale quête de parts de marché?

Cette course à la nouveauté cause directement et indirectement bien des soucis. La capacité d’adaptation à un nouvel outil numérique d’un individu ou d’une organisation est nécessairement limitée par certains facteurs économiques, physiques ou même cognitifs. S’ensuit donc inévitablement un clivage entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas, ou plutôt entre ceux qui veulent et peuvent apprendre et ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas. Ceci est sans compter le coût énergétique – surtout en terme d’efforts humains – de l’appropriation d’un nouveau type d’interface.

Tous ces changements rapides sont loin d’être négatifs. Mais, réalistement, il faudra atteindre un équilibre entre la vitesse d’innovation et celle de l’appropriation sociale de nouveaux modes d’interactions homme-machine si on ne veut pas créer de trop grandes disparités. Avez-vous magasiné une télévision dernièrement? Il y a de quoi perdre la tête à essayer de comprendre les différentes résolutions disponibles et de faire fonctionner le tout avec son lecteur de disques et son terminal de télévision.

Une évolution trop rapide tue l’évolution.

Mais, comment peut-on en arriver à une certaine standardisation des types d’interfaces? Comment peut-on créer un certain équilibre entre innovation et productivité?

Ce sont quelques-unes des questions que je me pose en ce moment. C’est passionnant de voir tout ça aller, mais ce n’est pas évident de conseiller et de créer dans ce maelström.

Biddy-Biddy-Boop

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nov 232007

L’utilisabilité, ça touche aussi les sons.

En voici d’ailleurs une très belle démonstration de Google.

Essayez pour voir. Euh… entendre. C’est gratuit.

1 800 GOOG-411

Vol de temps

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nov 232007

(Pour les visiteurs directement venus de Google: oui, ce billet contient le mot « fesses », mais vous allez être déçus.)

Euh…

Est-ce qu’un employé qui appelle sa blonde ou qui raconte une blague de fesses à son collègue doit être congédié? En fait, il utilise du temps et des ressources de son employeur.

Il est plus que temps que les politiciens, les employeurs et la population en général entâment une profonde réflexion sur le véritable sens de vie privée, de productivité et ajustent leur interprétation de la relation employeur-employés en cette ère de la société de l’information.

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