Le double pari d'Apple

Commentaires fermés
jan 292008

Déjà deux semaines d’écoulées. Je voulais bien prendre le pouls des experts comme de la population en général concernant cette nouvelle avant de me fixer. Apple a misé gros. Encore une fois, l’équipe de Steve Jobs est allé au-delà de la tendance, pour ne pas dire qu’elle crée la tendance. Est-ce que le monde est prêt?

Je parle de l’arrivée du MacBook Air, bien sûr. Mais, ce petit appareil, merveille de design et d’ingénierie, n’est pas la révolution en soi. Plusieurs ont d’ailleurs critiqué la faible puissance de la machine. Ce qui est vraiment remarquable, à mon sens, tient à deux décisions bien précises qui expliquent les spécifications de cet ordinateur portable ultra-mince: le tout-branché et le tout-sans-fil.

Ainsi, le plus grand progrès se trouve dans l’absence de certaines caractéristiques. Si on pousse l’analyse, on découvre que cela fait bien du sens.

Devant la fulgurante évolution des applications et des services en ligne, on peut se demander à quoi bon posséder une machine puissante? Nous avons de moins en moins besoin de logiciels sur notre poste de travail car tout est disponible sur Internet.

De même, il est toujours plus facile d’avoir accès à un réseau sans fil, souvent gratuitement. L’Internet ambiant est une réalité de plus en plus présente.

Donc, le MacBook Air n’est que l’aboutissement de la prise de conscience de ces deux phénomènes. Ce qui est fantastique, c’est d’avoir osé retirer des fonctionnalités alors que tous les autres fabriquants essaient d’en rajouter.

Ceci dit, cette machine n’est pas parfaite. Ma principale déception est son prix. Je crois, par contre, que les choix technologiques sont tout à fait adéquats.

Reste à voir si les consommateurs vont suivre. Moi, j’en veux un!

juin 212007

Le très sérieux site Web de nouvelles the Onion a publié une liste de caractéristiques pour le moins inhabituelles voire spéctaculaires du très attendu téléphone d’Apple.

Voilà qui justifie le prix. ;)

juin 182007

Est-ce une banale erreur des rédacteurs? Ou est-ce plutôt un détournement volontaire du sens d’une expression à des fins marketing?

Une chose est certaine, Apple dit vraiment n’importe quoi dans ce communiqué de presse. « Apple® today announced that its revolutionary iPhone™ will run applications created with Web 2.0 Internet standards… » Combien de fois faudra-t-il le répéter: le Web 2.0 n’est pas une norme, encore moins une technologie!

En fait, c’est une expression qui sert seulement à représenter le concept, plutôt vague, mais utile, d’une tendance que prend actuellement le très vaste monde du Web. On y englobe notamment le fait que les utilisateurs prennent un rôle de plus en plus important en participant, par exemple, à la création de contenu et à cause de la place grandissante qu’occupe les communautés d’internautes. Aussi, et c’est souvent la source du problème, le Web 2.0 est associé à l’apparition d’applications et de sites Web qui disposent d’interfaces riches et améliorent l’expérience utilisateur, par l’utilisation, entres autres, de la technique AJAX (encore une fois, ce n’est pas une technologie) ou de Flash.

Ce qu’on veut dire dans ce communiqué, c’est que les sites et applications Web développés selon ces techniques seront supportés par l’iPhone comme ils le sont sur n’importe quel navigateur (moderne), puisque, de toute façon, c’est le même navigateur, en l’occurence Safari, qui se retrouve sur les ordinateurs traditionnels comme sur l’iPhone. C’est tout.

On a énormément déploré (et on déplore encore) l’utilisation de cette expression qui sous-entend l’existence d’un Web 1.0, que le Web 2.0 est une technologie quelconque ou encore simplement qu’il défini quelque chose de précis. Par contre, il faut lui accorder son immense pouvoir marketing.

On lit des tonnes d’articles dans des magazines et des sites Web de toutes sortes qui reprennent le concept à tort et à travers. Mais, je ne pensais pas qu’une compagnie aussi respectable et respectée qu’Apple pourrait aussi grossièrement encourager la confusion.

Suite à l’annonce du lancement du navigateur Safari d’Apple sur la plateforme Windows, je me posais plusieurs questions. Pourquoi un autre navigateur? Qu’est-ce que ça donne de plus à Apple et aux utilisateurs? Je n’étais d’ailleurs pas seul à m’interroger.

Safari est d’abord présenté comme l’outil qui permettra aux développeurs de créer des applications pour l’iPhone. En effet, au lieu de concevoir des sites pour Internet Explorer et Firefox, pour ensuite seulement vérifier si le tout fonctionne sur Mac et son navigateur vedette de même que sur l’iPhone, on pourra développer directement pour Safari et on fera d’une pierre trois coups.

Mais, Tristan Louis pousse un peu plus l’analyse. Selon lui, Apple n’aurait pas pour but principal de convertir les habitués de Windows, qui sont très nombreux, a transférer vers le Mac, mais plutôt d’étendre sa présence afin de contrôler toujours plus d’accessoires électroniques du quotidien. Ainsi, Apple tenterait de s’insérer sur le terrain de son adversaire de toujours afin de lui subtiliser sa propre stratégie, notamment avec l’installation de Bonjour, inclus avec Safari: un logiciel qui permet de relier facilement des périphériques et des accessoires à un réseau. Avec l’iPod, l’AppleTV et maintenant l’iPhone, Apple veut être partout où c’est possible d’être.

N’oubliez pas qu’Apple a enlever le mot « Computer » de son nom il y a quelques mois!

Switch to our mobile site