Tribulations d’un chercheur d’emploi: suite et fin
20 novembre 2007
Fin d’un long silence. Malgré sa simplicité, ce silence témoigne plutôt d’une certaine complexité…
Ainsi, je termine ici (enfin!) ma série de billets relatant mes aventures en tant que chercheur d’emploi. Ce n’est par contre pas LA fin. En fait, de nos jours, une carrière se définie par la somme des différentes expériences de travail et des (nombreuses et parfois longues mais combien riches) périodes transitoires. C’est plutôt la fin d’une étape.
Au cours des derniers mois, j’ai navigué d’un statut à l’autre (employé d’une petite agence, associé, chômeur, travailleur autonome, Montréalais, conférencier, employé syndiqué d’une grosse boîte corporative, sans oublier blogueur) et d’un titre à l’autre (chargé de projet, designer d’expérience utilisateur, architecte de l’information, technicien en affaires électroniques, analyste et stratège Web). Ce voyage m’aura appris beaucoup, notamment sur l’utilisation du Web pour gérer sa réputation numérique et particulièrement sa réputation professionnelle.
En effet, les blogues et réseaux sociaux sont des outils formidables pour gérer ses relations professionnelles, pour se faire valoir, pour communiquer. Cependant, force est de constater que l’outil ne fait pas le travail sans qu’on déploie un certain niveau d’effort. Et un de ces efforts constitue de contrôler ce qu’on dit et ce qu’on ne dit pas, ou plutôt ce qu’on écrit et ce qu’on n’écrit pas.
Je me suis fréquemment retrouvé en situation où le fait de révéler certains détails de ma recherche d’emploi pouvait en compromettre le résultat. Ainsi, par exemple, je ne pouvais pas divulguer qu’une entreprise m’avait fait une offre ferme quand je savais pertinemment qu’une autre avait un œil sur moi. J’ai même dû cacher (ou, disons, ne pas faire étalage) que j’avais commencé un emploi à un moment où j’étais au courant qu’une autre organisation s’apprêtait à me faire une proposition.
Je me suis donc adonné à tout un jeu de divulgations et de rétentions d’informations qui était de fait très stimulant mais somme toute un peu fatigant.
Finalement, c’est complètement contraint au silence que j’ai terminé mes démarches complexes.
Aujourd’hui, j’ai heureusement atteint un certain niveau de stabilité professionnel qui implique un emploi intéressant pour un employeur intéressant dans un lieu intéressant et à des conditions intéressantes. Sans diminuer ma présence en ligne, je cesse de jouer au jeu de la chasse à l’emploi par un contrôle méticuleux de l’information.
Voilà ce que je considère une fin.
Enfin, je passe à une autre étape de ma vie dans la joie!



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