La logique ou le pratique?
28 septembre, 2006
Lors de la création de sites Web, les designers ont tendance à être trop logiques en classant les éléments de contenu uniquement selon leur nature. En effet, souvent, les comportements des êtres humains sont plutôt basés sur des critères irrationnels.
Don Norman explique dans ce très intéressant article la différence entre le classement logique que l’on nomme taxinomie, «taxonomy» en anglais, et un classement basé sur le comportement, la «taskonomy».
Il est tout à fait pertinent, lorsqu’il n’y a pas de contexte particulier, comme par exemple au moment où l’on pénètre pour une première fois dans un supermarché, d’organiser logiquement l’information. Les utilisateurs pourront plus aisément se repérer: les fruits et légumes en entrant à droite, les aliments congelés au fond à gauche. Par contre, une fois qu’une activité est entamée, il peut être plus pratique de classer les éléments en fonction de la tâche. Par exemple, un bon supermarché va placer la bière à côté des croustilles. Un client qui a une fringale risque ainsi de se laisser tenter par l’appel rafraîchissant d’une bonne rousse.
Sur le Web, la bonne solution est de bien équilibrer organisation orientée sur l’activité et organisation logique pour rendre la navigation plus fluide et intuitive.
(La lecture de cet article m’a donné une furieuse envie de me procurer un Palm Treo 700p!)
29 septembre, 2006 à 9:23
Je pense qu’il faut faire une différence fondamentale entre l’utilisation de la taxinomie des fichiers et l’apparence des interfaces.
La taxinomie est utile pour créer un “plan de site”, déterminer la structure technique des fichiers. Elle répond à un besoin d’inventaire des contenus qui vient bien avant la conception des interfaces. Elle permet de créer une matrice de contenus qui pourra facilement servir de support pour la détermination des URLs, des balises titres et description, et comme “check-list” lors de la conception du site.
Les maquettes schématiques permettent ensuite d’orienter la conception des interfaces en se basant sur les tâches des utilisateurs et non seulement sur la taxinomie. Il ne faut pas oublier, lors de cette étape, qu’il existe généralement deux sortes d’utilsateurs: ceux qui savent ce qu’ils cherchent, et ceux qui surfent en explorant les possibilités.
Pour les premiers, un classement orienté sur les tâches les plus communes des utilisateurs est préférable. Pour les second, un classement logique (mais basé quand même sur le point de vue des utilisateurs et non l’organigramme de la compagnie…) permet d’orienter la navigation avec des bases plus facilement compréhensible.
29 septembre, 2006 à 10:47
Ben d’après moi les fruits et légumes sont à la plus mauvaise place dans un supermarché quand on entre s’ils sont à droite. Je les vois plutôt au milieu, avec les produits frais, proches des caisses, afin de les prendre seulement au dernier moment, tout comme les surgelés. Bref, tout le concept des supermarchés doit être revu !
(selon moi, grand gourou du merchandising, bien sûr !) :-))