Tribulations d’un chercheur d’emploi: chapitre 6
4 juillet 2007
Quelle semaine! Il y a de l’action! Je fais des propositions pour plein de projets, j’ai offert mes services à un nombre record d’entreprises, je suis convoqué à deux entrevues et on n’est qu’à la deuxième journée (enfin, journée ouvrée).
Dans ce billet, je tenais à me pencher sur une réalité trop souvent ignorée: le paradoxe de la recherche d’emploi.
Qu’est-ce que j’entends par là? Eh bien, comme vous le savez, la recherche d’emploi est une situation temporaire, bien que potentiellement récursive, dans la carrière complexe d’un travailleur contemporain. Et, pendant cette période, une personne se doit d’utiliser des compétences qui ne sont pas nécessairement propres à son domaine d’activité professionnel. C’est normal et c’est même souhaitable. La recherche d’emploi doit s’effectuer de façon active et, pourquoi pas, être l’occasion de se développer personnellement et professionnellement.
Par contre, le problème est, à mon sens, quand un chercheur d’emploi doit, pour se faire embaucher, faire preuve d’aptitudes qui n’ont aucun lien avec l’éventuel travail. Je pense, en particulier, aux talents de vendeurs qu’il faut très souvent mettre de l’avant auprès des employeurs. Je connais beaucoup de gens passionnés, qualifiés, compétents et humains qui ne sont nullement aptes à la vente. Ainsi, lorsque vient le temps de se présenter à un employeur potentiel, il leur est très difficile de mettre en valeur leur véritables forces. D’où le paradoxe.
Un employeur est un être humain (eh oui, même si j’en surprends peut-être plus d’un) et un être humain prend ses décision en fonction de ses émotions, quoi qu’on en dise. C’est pourquoi l’utilisation du marketing personnel, ou l’art de convaincre par les émotions, garde toute son importance. Cependant, le chercheur d’emploi est un être humain également. Toute personne n’étant pas égale, tous ne réussiront pas à convaincre. L’injustice tient du fait qu’il n’y a rien qui garantit que la personne la plus compétente pour le poste est la personne la plus convainquante.
J’invite donc les employeurs à reconsidérer leurs méthodes de sélection selon le profil véritablement recherché et non seulement selon le profil désiré, tout comme j’encourage les chercheurs d’emploi à développer leur petit côté vendeur. Car, même si cela peut être parfois perçu négativement, c’est une attitude fortement mise en valeur dans notre société.
La carte du Web
4 juillet 2007
Les blogueurs d’Information Architects Japan ont publié une carte vraiment intéressante des tendances Web 2007.

On y trouve tous les principaux sites d’importance ainsi que les liens thématiques et corporatifs qu’ils ont entre eux. C’est une très belle façon de représenter visuellement ce qui ce passe sur le Web.
Sur Montreal Tech Watch, on en trouve également une adaptation montréalaise.
Un étrange format publicitaire
4 juillet 2007
Un nouveau format publicitaire vient de voir le jour à Québec. C’est l’Impact 360 de l’entreprise Tel-pub Médias. On peut voir le premier exemplaire trôner au deuxième étage de Laurier Québec dans le hall central. Ce sont, en fait, 3 écrans de 4 pieds par 7 pieds, assemblés en cylindre, qui projettent des publicités vidéo et qui tournent sans arrêt.
Permettez-moi de douter fortement de l’efficacité de ce format. D’accord, l’effet de nouveauté augmente la réceptivité du public. Mais, dans la plupart des cas, le tape à l’oeil est loin d’être la meilleure façon d’approcher sa clientèle. Lorsqu’on aperçoit cette chose, on s’arrête bien quelques secondes pour l’examiner, mais sans porter vraiment attention à ce qui y joue. D’ailleurs, je vois mal les gens prendre le temps d’écouter les publicités. Oui, oui! Écouter! Car il y a du son aussi, à travers le brouhaha du centre commercial.
Ainsi, de loin, on distingue mal le sens des images et on ne perçoit pas le son, et de proche, l’image est trop grosse et on n’entend qu’une véritable cacophonie. Qui plus est, les écrans sont en rotation pour être certain qu’on ait de la difficulté à se concentrer sur les images et surtout sur le texte.
Habituellement, les gestionnaires de Laurier Québec font preuve d’un relatif bon goût. Mais, là, cette tour dévisage complètement le hall.
Voilà un format qui ne fera pas long feu.
En passant, le logo de Tel-Pub Médias me fait penser au visage du Finder sur Mac.


