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Le règne absolu de l’écran, du clavier et de la souris comme moyen de communiquer avec la machine tire à sa fin. Qu’est-ce qui les remplacera? La réponse n’est pas unique.

En même temps que la quantité d’interactions entre les humains et les machines, les types d’interfaces nécessaires à ces interactions se multiplient à une vitesse folle. On n’a qu’à penser à l’écran tactile du iPhone et à la manette de la console Wii qui réagit aux mouvements pour s’en convaincre. Ainsi, les moyens dépassent en nombre les tâches à accomplir.

Est-ce que tout cela va trop vite? Ne change-t-on pas nos pratiques plus vite que notre capacité d’adaptation le permet? Je pense qu’il y a tout lieu de se poser ces questions.

Si on pense seulement aux différentes façons de se connecter à Internet - le classique navigateur, les fils RSS, les widgets, les RIA… - l’internaute moyen a de quoi en perdre son latin! Somme-nous réellement à la recherche d’efficacité ou sommes-nous simplement friands de nouveautés? La multiplication des types d’interfaces n’est-elle pas plutôt la conséquence d’une banale quête de parts de marché?

Cette course à la nouveauté cause directement et indirectement bien des soucis. La capacité d’adaptation à un nouvel outil numérique d’un individu ou d’une organisation est nécessairement limitée par certains facteurs économiques, physiques ou même cognitifs. S’ensuit donc inévitablement un clivage entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas, ou plutôt entre ceux qui veulent et peuvent apprendre et ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas. Ceci est sans compter le coût énergétique - surtout en terme d’efforts humains - de l’appropriation d’un nouveau type d’interface.

Tous ces changements rapides sont loin d’être négatifs. Mais, réalistement, il faudra atteindre un équilibre entre la vitesse d’innovation et celle de l’appropriation sociale de nouveaux modes d’interactions homme-machine si on ne veut pas créer de trop grandes disparités. Avez-vous magasiné une télévision dernièrement? Il y a de quoi perdre la tête à essayer de comprendre les différentes résolutions disponibles et de faire fonctionner le tout avec son lecteur de disques et son terminal de télévision.

Une évolution trop rapide tue l’évolution.

Mais, comment peut-on en arriver à une certaine standardisation des types d’interfaces? Comment peut-on créer un certain équilibre entre innovation et productivité?

Ce sont quelques-unes des questions que je me pose en ce moment. C’est passionnant de voir tout ça aller, mais ce n’est pas évident de conseiller et de créer dans ce maelström.

Sarah Perez de RedWriteWeb a créé un véritable bijou, un article de référence, à propos du fascinant domaine de la visualisation d’information:The Best Tools for Visualization.

Il existe plusieurs techniques graphiques qui nous permettent d’aborder les données de manières différentes, plus concrètes. L’auteure en recense ainsi les meilleurs outils du Web, classés par champs d’application.

Des heures de plaisir pour les yeux et la tête!

Aujourd’hui, 12 mars 2008, c’est la journée contre la censure sur Internet organisée par Reporters sans frontières. De nombreux pays, dont la Chine, pays hôte des prochains jeux Olympiques, s’opposent encore à la liberté d’expression et usent de divers moyens, législatifs et coercitifs, pour faire taire ses citoyens internautes. Parfois même, de grandes multinationales complices, telle Yahoo!, s’autocensurent afin de satisfaire aux exigences des gouvernements.

Je vous invite à faire un petit geste et à aller manifester virtuellement dans un des pays ennemi de la liberté d’expression sur Internet!

Ce billet se veut une réponse au billet de mon ami Michaël, virulent critique de Facebook, qui, dans son immense bonté, cherche à savoir ce qu’on peut bien y trouver d’intéressant.

D’abord, je trouve bien drôle le fait de prétendre que Facebook est inutile, voire nuisible, en se basant sur l’affirmation que si on veut jaser avec des amis, on n’a qu’à aller au bar. Tant qu’à y être, la télévision et le téléphone sont tout aussi inutiles car il y a les journaux et la poste. Tous ces moyens de communication ont pourtant leur utilité et coexistent très bien. D’ailleurs, Facebook n’est pas réellement une innovation technologique au même titre que le téléphone a pu l’être par rapport à la poste.

C’est ni plus ni moins une plateforme de socialisation, avec tous les bienfaits et les problèmes que ceci peut impliquer.

De fait, Facebook est très loin d’être parfait. Je n’énumèrerai pas ici les très nombreuses critiques qu’on peut lui faire. C’est, à mon avis, le signe de son immaturité. Mais aussi, une certaine réticence à une nouvelle réalité. Ceci n’empêche pas ce réseau social d’être intéressant de plusieurs façons.

Notamment, Facebook témoigne d’une tendance sociale importante: le partage volontaire d’informations personnelles. C’est un signe d’un désir d’ouverture et d’authenticité de la population en général, issu de la croissance d’Internet. En effet, la solidité d’Internet repose sur la crédibilité des différents intervenants et cette crédibilité implique la transparence, car on craint ce qu’on ne connaît pas, on ne veut pas qu’une seule entité contrôle toute l’information. Ceci explique donc le phénomène des «lifelogs»: affichage publique de ce qu’on fait, ce qui nous arrive, comment on se sent sous la forme de fils d’informations. La réputation d’une personne ou d’une entreprise repose donc en grande partie sur la quantité de données disponibles sur celle-ci, autant que sur la qualité de ces données. Facebook exploite assez bien cette vision au grand dam de certains. Évidemment, cette relative impudeur suscite des réactions. Il importe donc plus que jamais de se pencher sur des questions critiques comme la vie privée et le contrôle de l’information.

À ceci s’ajoute ce que j’appelle le microblogging. Hybride entre la messagerie instantanée et le blogue, ce moyen de communication qui étonne à première vue gagne énormément en popularité. D’ailleurs, les outils à la Twitter, pionnier du microblogging, pullulent. Dans Facebook, cette fonctionnalité est incarnée par le statut personnel. On peut ainsi laisser de brefs messages sur ce qu’on est en train de faire ou partager notre opinion à la terre entière. C’est, encore une fois, la manifestation d’un nouveau moyen d’expression qui nécessite une période d’appropriation sociale.

Finalement, la plus grande innovation, à mon avis, tiens des applications sociales. Tout un chacun peut expérimenter voire créer de nouvelles façons d’interagir avec les autres.

Le principal reproche que je peux faire à Facebook est la volonté malsaine de ses dirigeants de vouloir monétiser à tout prix ces relations. On s’aperçoit rapidement, par contre, que toutes leurs tentatives sont vouées à l’échec. La plateforme ne leur appartient plus vraiment. Ce sont les utilisateurs qui contrôlent. C’est peut-être même ce qui entraînera la chute du réseau à terme.

Ceci dit, le phénomène des réseaux sociaux continuera à s’implanter de plus en plus et sous diverses formes. Peut-être que tout ceci aboutira à une plateforme ouverte et libre où chacun sera propriétaire de son contenu et responsable de ses actes.

En fin de compte, Facebook ne remplace rien. Ce n’est qu’un nouvel outil comme il en apparaît d’autres à tous les jours.

Et ceux qui se plaignent de devoir être ami avec de vieilles connaissances obscures, ayez le courage de leur dire que vous ne voulez rien savoir d’eux ou bloquez les informations que vous leur partagez. Désormais, les relations humaines ne se définissent plus en termes de distance spatiale ou temporelle, mais bien en fonction des intérêts ou des similitudes.

Le point

  • Maison: 9 jours après le dégât d’eau, les inspecteurs, évaluateurs, estimateurs et autres experts “pré-action” ont fini de faire plusieurs fois le tour de ma maison. Les travaux ont pu commencer. Le plus pénible, ce n’est pas le dégât lui-même, c’est la négociation avec les assurances.
  • Anniversaire: Je frôle la trentaine. Bof, j’ai déjà des rides et des cheveux blancs. Belle occasion, par contre, pour me doter d’un iPod Touch. Je plonge enfin véritablement dans l’univers du Web mobile!
  • Emploi: Pas de niaisage! J’ai un nouvel emploi! Je suis désormais architecte de l’information chez Nurun. Meilleure fonction, meilleures conditions, meilleure vision d’entreprise, meilleurs défis… Bref, je suis content! Merci à tous ceux qui se sont préoccupés de mon sort!

Eh oui! Me voilà de retour sur le marché des chercheurs d’emploi! Je compte bien ne pas trop faire durer le plaisir.

Je recherche donc un employeur fonceur, passionné, dynamique, ouvert, gentil, qui ne bave pas et qui ne perd pas trop son poil. ;-) Si vous vous reconnaissez, vous savez où me trouver. J’aime beaucoup découvrir de nouvelles personnes!

Sinon, j’apprécierais que vous passiez le mot!

Je suis également ouvert à la pige.

LA fusion

Pour ceux qui ne le savent pas, Microsoft a déposé vendredi dernier une offre d’achat non solicitée de Yahoo. Tout le monde en parle. Eh bien, moi aussi. Tant qu’à laisser un commentaire fleuve sur le billet de Jonathan, j’ai décidé d’en faire une billet.

Oui, Google détient la majorité des parts de marché de la recherche sur le Web. Possiblement trop. Cependant, Google, c’est plus que de la recherche. Beaucoup plus!

Le véritable problème, étrangement, c’est que Microsoft aussi. Elle a déjà une emprise malsaine sur les postes de travail à travers le monde et tente depuis plusieurs années de conquérir Internet à grand coup de technologies propriétaires. Heureusement, jusqu’à maintenant, elle a eu peu de succès. Ou, du moins, pas autant qu’elle aurait espéré. Des joueurs comme Google et Yahoo ont réussi (dans une certaine mesure, on s’entend) à faire valoir davantage les valeurs du Web que sont la collaboration, le partage et l’ouverture.

Pour ne donner qu’un seul exemple, Yahoo est la plus grande utilisatrice de PHP, un langage libre et ouvert qui est un des principaux concurrents de la plateforme de développement .Net de Microsoft. Que pensez-vous que fera Microsoft? Au mieux, elle entretiendra une concurrence factice pour justifier le développement de leur propre technologie.

Par malchance, la pionnière du Web qu’est Yahoo s’est retrouvée avec, disons, certains problèmes de gestion interne, d’absence de vision porteuse. Il n’en reste pas moins que Yahoo est une boîte immensément talentueuse et innovatrice.

Ma crainte est que Microsoft tue involontairement (ou même volontairement) cet «esprit du Web» chez les gens de Yahoo. Déjà, plusieurs se rebellent à l’interne.

Personnellement, je suis tout à fait d’accord qu’il est souhaitable que plus d’un géant se séparent les parts de marché du Web. C’est, en quelque sorte, une assurance pour les centaines de millions d’utilisateurs. Mais, je préfèrerais qu’il y en ait justement plus de deux. En effet, cette fusion entrainerait une polarisation des visions du Web qui, au bout du compte, ne résulterait qu’en un seul gagnant. Qui? Ça reste à voir. Mais je parierais sur Google.

Ainsi, qu’on craigne ou non Google, qu’on admire ou déteste Microsoft, je crois que rien de bon ne sortirait de cette fusion.

Je dédie ce billet à mon patron, peu importe qui c’est au moment où il lit ces lignes. ;-)

Note: Ce billet a été rédigé dans le cadre du cours e-marketing et CRM (contribution no 1). Même si vous ne suivez pas ce cours, ne vous empêchez pas de le lire, car il est tout à fait dans la lignée du contenu habituel de mon blogue.

Ces deux billets de Claude Malaison résument bien à quel point l’entreprise est en mutation:

Andrew McAfee est-il le messie de l’Entreprise 2.0 ???
Andrew McAfee est-il le messie…(suite et fin)

Les générations issues de la société de l’information ont des valeurs beaucoup moins compétitives.

Ces derniers se foutent bien de la «culture d’entreprise». Ils sont mobiles et veulent non seulement une qualité de vie mais aussi une qualité de travail.

Les entreprises devront s’ajuster et changer les relations d’autorité, créer des structures plus souples, horizontales et collaboratives.

Je me reconnais énormément dans cette vision de l’entreprise. Je me considère comme un «vieux» représentant de la génération Y. Je suis parfaitement conscient des barrières que je peux rencontrer, mais je tente d’assumer pleinement la responsabilité de les franchir.

Note: Ce billet a été rédigé dans le cadre du cours e-marketing et CRM (commentaire no 1). Même si vous ne suivez pas ce cours, vous êtes cordialement invité à lire ce billet tout à fait dans la lignée du contenu habituel de mon blogue.

La venue d’Internet a changé le monde. Il est même difficile d’en mesurer toute l’ampleur. L’information circule plus librement et, par le fait même, est devenue beaucoup plus accessible; les limites de la créativité se sont grandement élargies comme les possibilités de collaboration; de nouvelles formes de communications sont apparues et d’autres tendent à diminuer d’importance; les interactions entre individus et organisations sont en pleine mutation et, bien sûr, les opportunités d’affaires se sont multipliées.

Par contre, la venue d’Internet n’a pas tout changé. Les humains sont restés humains. Nous n’avons pas changé nos habitudes du jour au lendemain seulement parce que de nouvelles possibilités sont apparues. Notre besoin de concret, de contact humain, de toucher, de sentir, de voir de nos propres yeux sont toujours présents. De même, pour les organisations, toute structure ou méthode éprouvée n’est pas à rejeter du revers de la main.

En fait, la progression d’Internet fut tellement fulgurante qu’elle a dépassé la capacité d’adaptation de la société. Mais, il ne faut pas nier non plus que la société a évolué et qu’elle évolue constamment. J’oserais même dire qu’elle évolue plus rapidement que jamais.

Ainsi, les entreprises doivent impérativement ajuster leurs stratégies, tout en restant prudentes et réalistes. Contrairement à ce qu’on pourrait le croire, Internet rend les affaires de plus en plus proche de l’humain. Ceci dit, il est loin d’être aisé, pour les gestionnaires d’aujourd’hui, de rester à jour face à ces nouvelles réalités et, surtout, aux changements continuels.

Déjà deux semaines d’écoulées. Je voulais bien prendre le pouls des experts comme de la population en général concernant cette nouvelle avant de me fixer. Apple a misé gros. Encore une fois, l’équipe de Steve Jobs est allé au-delà de la tendance, pour ne pas dire qu’elle crée la tendance. Est-ce que le monde est prêt?

Je parle de l’arrivée du MacBook Air, bien sûr. Mais, ce petit appareil, merveille de design et d’ingénierie, n’est pas la révolution en soi. Plusieurs ont d’ailleurs critiqué la faible puissance de la machine. Ce qui est vraiment remarquable, à mon sens, tient à deux décisions bien précises qui expliquent les spécifications de cet ordinateur portable ultra-mince: le tout-branché et le tout-sans-fil.

Ainsi, le plus grand progrès se trouve dans l’absence de certaines caractéristiques. Si on pousse l’analyse, on découvre que cela fait bien du sens.

Devant la fulgurante évolution des applications et des services en ligne, on peut se demander à quoi bon posséder une machine puissante? Nous avons de moins en moins besoin de logiciels sur notre poste de travail car tout est disponible sur Internet.

De même, il est toujours plus facile d’avoir accès à un réseau sans fil, souvent gratuitement. L’Internet ambiant est une réalité de plus en plus présente.

Donc, le MacBook Air n’est que l’aboutissement de la prise de conscience de ces deux phénomènes. Ce qui est fantastique, c’est d’avoir osé retirer des fonctionnalités alors que tous les autres fabriquants essaient d’en rajouter.

Ceci dit, cette machine n’est pas parfaite. Ma principale déception est son prix. Je crois, par contre, que les choix technologiques sont tout à fait adéquats.

Reste à voir si les consommateurs vont suivre. Moi, j’en veux un!